1. Identification et projection

10 unités (périodes de 45 minutes)

Enseignant

Dr Michel Lévy

Psychiatre, Psychanalyste FEDEPSY, Strasbourg

« S’identifier » est la forme réfléchie du verbe, faisant retour par une pluralité d’appropriations intra psychiques.

La clinique de l’identification est donc indirecte et son agent est le Moi. Elle est la manifestation la plus précoce d’un lien affectif à autrui via l’incorporation.

On peut aussi s’identifier imaginairement à un agresseur, au Surmoi, à l’analyste, voire projeter à l’extérieur ce que l’on refuse en soi. On peut aussi créer une identification idéalisée, symbolique et signifiante.

Est-il possible de dépasser ce processus inconscient et réducteur?

Bibliographie

Freud S. (1921). Psychanalyse des foules et analyse du Moi. Paris : PUF.

Freud S. (1923). Le Moi et le ça. Paris : PUF.

Klein M. (1932). La psychanalyse des enfants. Paris : PUF.

Lacan J. (1961-62). L’identification (Séminaire IX). Paris : Seuil.

de Mijolla A. (2017). L’identification selon Freud. Paris : In Press.

Porge E. (2010). Lettres du symptôme : Versions de l’identification. Toulouse : Érès.

Dates

Les samedis 03 et 17 septembre 2022

9h15 – 12h00 (avec pause de 15’) et 13h30 – 14h45.

Lieu

Neuchâtel, CNP, rue de Vieux-Châtel 20, dernier étage.

Prix (formation continue) CHF 390.-

3. Les états-limites

10 unités (périodes de 45 minutes)

Enseignant

Dr Nicolas de Coulon

Psychiatre et psychothérapeute FMH, Superviseur EFPP, Psychanalyste formateur SSPsa – FEP – IPA, Lausanne

La clinique contemporaine des structures limites se retrouve à tous les étages du travail thérapeutique : travail institutionnel, psychothérapie, psychanalyse. Elle interroge à la fois nos pratiques et nos théories. Dans ce cours, nous nous attacherons au repérage des éléments de base pour, tout d’abord, reconnaître ces patients dans nos consultations et nous familiariser avec leur psychopathologie. La seconde partie sera consacrée aux bases de l’approche thérapeutique spécifique dont nous pouvons reconnaître la nécessité au vu de la difficulté des prises en charge de ce type de patients.

Première partie du cours: à quoi reconnaît-on un état-limite ? Définitions, historique de la notion, psychopathologie : structure versus symptômes, mécanismes de défense, l’entretien structural.

Seconde partie du cours: comment travailler en thérapie avec un cas limite ? L’attitude exploratoire, les buts du traitement, la construction du cadre, le contrat, le maniement de la relation thérapeutique, la construction de l’interprétation.

Bibliographie

Texte à lire pour la préparation du cours

Kernberg O. (1984). Les troubles graves de la personnalité. Chapitre III, Le concept de limite. Paris : PUF.

Références complémentaires

de Coulon N. (2009). Etat limites, après-coup et confusion des temps. Revue française de psychanalyse, vol. 73, n° 5, pp. 1481-1487. Paris : PUF.

Vincent E. (2011). Les Etats limites. Paris : PUF.

Green A. (1990). La folie privée, psychanalyse des cas limites. Paris : Gallimard.

Dates

Les jeudis 03 et 17 novembre 2022

14h15 – 18h15 (avec pause de 15’).

Lieu

Neuchâtel, CNP, rue de Vieux-Châtel 20, dernier étage.

Prix (formation continue) CHF 390.-

4. La psychose dans l’enfance et l’adolescence

10 unités (périodes de 45 minutes)

Enseignant

Dr Hugues Paris

Psychiatre et psychothérapeute d’enfants et d’adolescents FMH, Psychiatre et psychothérapeute FMH, Psychanalyste FEDEPSY, Neuchâtel

A l’heure des TSA, troubles du spectre de l’autisme et des troubles du développement, le concept de psychose a-t-il encore un intérêt et une raison d’être chez l’enfant et l’adolescent ? Comment comprendre ces différentes classifications qui se succèdent dans une ambiance idéologiquement conflictuelle ?

Que veut-on dire quand on parle de structure psychotique ? quelles sont les implications métapsychologiques, psychodynamiques et surtout symptomatiques d’un tel diagnostic chez l’enfant pour le travail psychothérapique ?

A l’adolescence, nous voyons se télescoper la destinée des psychoses de l’enfance et les psychoses émergentes, schizophrénique essentiellement. Comment en reconnaitre les prodromes et la symptomatologie ? Qu’est-ce qu’une Bouffée Délirante, concept psychiatrique purement francophone ?

Enfin, nous aborderons la psychothérapique, les dispositifs institutionnels mais aussi la place du médicament dans la prise en charge des troubles psychotiques de l’enfance et de l’adolescence.

Bibliographie

Sous la direction de Bergès-Bounes M. et Forget J.-M. (2016). Les psychoses chez l’enfant et l’adolescent. Toulouse : Érès.

Lenoir P. et Malvy J. (2007). L’autisme et les troubles du développement. Paris : Masson.

Dor J. (1987). Structure et Perversions. Paris : Denoël.

Laufer M. et Laufer M.-E. (1993). Rupture du Développement et traitement psychanalytique à l’adolescence. Paris : PUF.

Marcelli D. et Braconnier A. (2018). Adolescence et Psychopathologie. Paris : Elsevier Masson.

Dates

Les jeudis 01 et 15 décembre 2022

14h15 – 18h15 (avec pause de 15’).

Lieu

Neuchâtel, CNP, rue de Vieux-Châtel 20, dernier étage.

Prix (formation continue) CHF 390.-

6. Pulsions scopiques

10 unités (périodes de 45 minutes)

Enseignant

Dr John Lippens

Psychiatre et psychothérapeute FMH, Superviseur EFPP, Lausanne

« Le regard s’en tient difficilement à la pure constatation des apparences […] il livre passage à une sorte de poussée qui ne se relâche pas. C’est peu de dire : intelligence, cruauté, tendresse. Elles restent inapaisées, inassouvies. » (Jean Starobinski).

Freud désigna par Schaulust ou Schautrieb ce qu’on a appelé pulsion scopique, actuellement traduit par « pulsion de regarder », et même s’il n’en synthétisa jamais le concept, il écrivit plusieurs articles qui en soulignèrent la nature sexuelle. Parmi eux, « Les troubles psychogènes de la vision », qui traite de la cécité hystérique, « Un souvenir d’enfance de Léonard de Vinci », qui lie désir de voir et de savoir, « L’Homme aux loups » qui introduit la scène primitive et « La tête de Méduse », qui évoque la vision du sexe féminin.

Ce n’est que plus tard que des auteurs comme Gérard Bonnet ou Guy Lavallée intégrèrent une dimension plus archaïque dans la compréhension des pulsions scopiques, le premier avec sa notion de regard originaire, le deuxième avec la question de l’enveloppe visuelle. Nous pourrons ainsi esquisser une compréhension actuelle de la clinique des troubles scopiques, comme le voyeurisme ou l’exhibitionnisme, qui se présentent fort différemment selon la structure de personnalité sous-jacente. […] Bref, nous cheminerons autour des diverses modalités du voir, pour préciser en quoi consiste cette pulsion, complexe et omniprésente, particulièrement dans notre culture actuelle.

Bibliographie

Bonnet G. (2005). Voir-être vu, Figures de l’exhibitionnisme aujourd’hui. Paris : PUF.

Cacciali J.-C. (2002). Une perversion du regard : le voyeurisme.  Journal français de psychiatrie. Toulouse : Érès.

Proia S. et Bernard C. (2008). De Tirésias au refus du féminin. Dialogue (2008/2), n° 180. Toulouse : Érès.

Palmiéri C. (2001). Puissance despotique de l’image : l’exhibitionnisme à l’œuvre. ETC, n° 55. ETC : Montréal.

Laufer L. (2009). La morgue : voir l’irreprésentable. Recherches en Psychanalyse. Cairn info 2009/2, vol. 8.

Le Run J.-L. (2005). D’un millénaire à l’autre, Méduse. Enfances & Psy, 2005/1. Toulouse : Érès.

Dates

Les samedis 04 et 18 mars 2023

9h15 – 12h00 (avec pause de 15’) et 13h30 – 14h45.

Lieu

Neuchâtel, CNP, rue de Vieux-Châtel 20, dernier étage.

Prix (formation continue) CHF 390.-

10. La séduction dans la vie et dans la psychothérapie

10 unités (périodes de 45 minutes)

Enseignant

Prof. Alain Ferrant

Psychologue, Psychothérapeute, Psychanalyste, Membre titulaire de la SPP (IPA), Lyon

Séduire est issu du latin « seducere » qui signifie « détourner du droit chemin ». Il y a donc du « détournement » dans la séduction, comme on parle d’un détournement d’avion. Mais tout dépend aussi de ce « droit chemin ». Dans l’œuvre de Freud (1938), la séduction primaire exercée par la mère sur l’enfant le détourne du droit chemin mortifère constitué par la pulsion de mort. En ce sens, devenir humain c’est détourner le pur biologique pour le lier au sexuel, au plaisir, aux autoérotismes. Il y a donc une séduction de vie, comme il y a une séduction mortifère. La séduction est nécessaire à la vie, comme à la psychothérapie et à la psychanalyse dans la mesure où l’offre transférentielle du psychothérapeute contient nécessairement une part de séduction « bonne » à symboliser.

Bibliographie

Dejours C. (2021). « L’énigme psychosomatique, essai de conceptualisation ». Revue française de psychosomatique n° 60, pp. 65-84. Paris : PUF.

Denis P. (2021). « Cris, crises, et réaction thérapeutique négative ». Revue française de psychanalyse, T LXXXV, 4, pp. 879-888. Paris : PUF.

Freud S. (1920). Au-delà du principe de plaisir.  OCF-P XV. Paris : PUF.

Freud S. (1938). Abrégé de psychanalyse. Paris : PUF.

Laplanche J. (1970). Vie et mort en psychanalyse. Paris : Flammarion.
Laplanche J. (2006) Le fourvoiement biologisant de la sexualité chez Freud.  Problématiques VII. Paris : PUF.
Proust M. (1999). Un amour de Swann. In A la recherche du temps perdu. Paris : Gallimard.

Roussillon R. et al. (2014). Manuel de psychologie et de psychopathologie clinique générale. Paris : Masson.

Dates

Les samedis 29 avril et 13 mai 2023

9h15 – 12h00 (avec pause de 15’) et 13h30 – 14h45.

Lieu

Neuchâtel, CNP, rue de Vieux-Châtel 20, dernier étage.

Prix (formation continue) CHF 390.-

11. Le suicide, de l’âge adulte à l’âge avancé

5 unités (périodes de 45 minutes)

Enseignant 

Dr Umberto Giardini

Psychiatre et psychothérapeute FMH, Neuchâtel

Lorsqu’un patient évoque le suicide, le thérapeute « déroule » un certain nombre d’étapes qui vont de la compréhension de la psychopathologie et la recherche d’un diagnostic, à la mise en place d’un traitement et d’une attitude thérapeutique, afin de prévenir le passage à l’acte.

Si ces aspects « concrets » doivent être évidemment connus et maîtrisés, ils ne sont pas suffisants. L’être humain, lorsqu’il fait face seul à une impasse qui s’exprime par une souffrance, demande avant tout à être rencontré. Les symptômes qu’il manifeste sont une forme d’appel à la reconnaissance et à la considération de sa personne et de sa détresse.

La psychothérapie se trouve au carrefour de ces aspects : compréhension des processus psychopathologiques, rencontre de la dimension humaine, considération d’une expérience existentielle forte.

Ce séminaire vise à poser un regard sur ces diverses facettes du suicide à différents moments de la vie adulte, touchant à la fois à la psychopathologie et à la dimension de la rencontre humaine.

Bibliographie

Freud S. (1913). Deuil et mélancolie. Métapsychologie. Paris : Gallimard.

Vandevoorde J. (2013). Psychopathologie du suicide. Paris : Dunod.

Erikson E. (1959). Identity and the Life Cycle. New York : W.W. Norton & Company Paperback.

Adler A. (1933). Le sens de la vie. Paris : Petite bibliothèque Payot.

Date

Le jeudi 04 mai 2023

14h15 – 18h15 (avec pause de 15’).

Lieu

Neuchâtel, CNP, rue de Vieux-Châtel 20, dernier étage.

Prix (formation continue) CHF 195.-

13. Autisme : prodiges et vertiges de la psychanalyse

10 unités (périodes de 45 minutes)

Enseignant

Dr Juan Pablo Lucchelli

Psychiatre, Psychanalyste, Ecole de la Cause freudienne et Association Mondiale de Psychanalyse, docteur en psychanalyse et en philosophie, Bienne

L’autisme, dans toutes ses variantes cliniques, est un trouble neurobiologique qui détermine un rapport singulier aux autres et au monde. Une fois l’origine organique admise, il est question pour les soignants, pédagogues et parents des autistes adultes et enfants de leur donner une place dans ce monde selon leur spécificité. Même si la psychanalyse a presque toujours confondu autisme et psychose infantile, un des premiers cas a été décrit par la psychanalyste Mélanie Klein (le fameux « cas Dick »). Par ailleurs, au début des années 50, quand en France on ne connaissait pratiquement pas le travail pionnier de Leo Kanner, Jacques Lacan, quant à lui, s’est intéressé au cas Dick, pour lequel il a développé un « modèle optique » de la personnalité. De manière étonnante, le psychanalyste devançait de quelques décennies les recherches actuelles à propos de l’autisme et de l’attention conjointe.

Ce cours propose essentiellement de comprendre l’autisme non pas comme un déficit, mais bien plutôt comme un variant à l’intérieur de l’humain. La psychanalyse, quant à elle, sera interrogée par d’autres disciplines telles que les sciences cognitives, mais aussi et surtout par l’autisme lui-même car en un sens il contredit la théorie psychanalytique. Si, d’une part, on proposera un traitement non psychanalytique de l’autisme, d’autre part, la psychanalyse va nous permettre de comprendre l’autisme comme un mode particulier d’intelligence affective bien au-delà des simples données cognitives.

Bibliographie

Attwood T. (2008). Le syndrome d’Asperger et l’autisme de haut niveau. Paris : Dunod.

Baron-Cohen S. (1995). Mindblindness : An essay on autism and theory of mind.

Boston :  The MIT Press.

de Halleux B. (collectif) (2010). Quelque chose à dire à l’enfant autiste.

Paris : Éditions Michèle.

Grandin T. (1994). Ma vie d’autiste. Paris : Odile Jacob.

Klein M. (1978) « L’importance de la formation du symbole dans le développement du moi ». Essais de Psychanalyse. Paris : Payot.

Lacan J. (1975). Le séminaire, Livre 1, Les écrits techniques de Freud. Paris : Seuil.

Lucchelli J. P. (2018). Autisme : quelle place pour la psychanalyse ? Paris : Éditions Michèle.

Maleval J.-C. (2022). La différence autistique. Presses Universitaires de Vincennes.

Mottron L. (2006). L’autisme : une autre intelligence. Bruxelles : Mardaga.

Mottron L. (2016). L’intervention précoce pour enfants autistes. Bruxelles : Mardaga.

Dates

Les jeudis 08 et 22 septembre 2022

14h15 – 18h15 (avec pause de 15’).

Lieu

Neuchâtel, CNP, rue de Vieux-Châtel 20, dernier étage.

Prix (formation continue) CHF 390.-

17. 4 concepts psychanalytiques d’André Green

10 unités (périodes de 45 minutes)

Enseignant

Dr Nicolas de Coulon

Psychiatre et psychothérapeute FMH, Superviseur EFPP, Psychanalyste formateur SSPsa – FEP – IPA, Lausanne

André Green est un des psychanalystes français qui a le plus marqué l’évolution de la pensée et de la pratique psychanalytique des dernières décennies. Après sa disparition, il est en voie de devenir un « classique », reconnu aussi internationalement grâce à son bilinguisme anglais-français et à ses efforts pour introduire, dans le domaine francophone, la pensée d’auteurs anglo-saxons tels que Winnicott et Bion. Ses apports restent malgré tout assez méconnus et ce séminaire se propose de faciliter l’introduction à sa lecture et à l’utilisation clinique de son approche.

Période 1 : le complexe de la mère morte

Période 2 : De la limite à la double limite

Période 3 : Le travail du négatif

Période 4 : La pulsion de mort et la fonction désobjectalisante.

Bibliographie

Green A. (1983). Le complexe de la mère morte. Narcissisme de vie, narcissisme de mort. Paris : Minuit (Texte à lire pour celles et ceux qui aimeraient se préparer).

Green A. (1990). La double limite.  La folie privée, psychanalyse des cas-limites.

Paris : Minuit.

Green A. (1993). Le travail du négatif. Paris : Minuit.

Green A. (2007). Pourquoi les pulsions de destruction ou de mort ? Paris : Panama.

Collection « Cyclo », (ISBN 2755701447) ; nouvelle édition revue, (ISBN 978-2-916120-201). Paris : Ithaque (2010).

Pirlot G. (2015). André Green. Dialogues et cadre psychanalytiques. Paris : PUF.

Dates

Les jeudis 24 novembre et 08 décembre 2022

14h15 – 18h15 (avec pause de 15’).

Lieu

Neuchâtel, CNP, rue de Vieux-Châtel 20, dernier étage.

Prix (formation continue) CHF 390.-

19. Appartenance culturelle, migration et fonctionnement

         psychique : théorie et clinique d’orientation psychanalytique

10 unités (périodes de 45 minutes)

Enseignante

Dr Saskia Von Overbeck Ottino

Psychiatre et psychothérapeute enfants-adolescents et adultes FMH, Psychanalyste formatrice SSPsa – FEP – IPA, Genève

La clinique d’orientation psychanalytique avec des patients migrants nous a permis de découvrir comment le fonctionnement psychique de chacun est imprégné, modulé par des ingrédients culturels de son groupe d’appartenance.

Il est alors important en psychothérapie, de travailler aussi les résonances entre des ingrédients singuliers et des ingrédients culturels. De même, il est important de prendre en compte les mouvements transférentiels et contre-transférentiels particuliers à la situation transculturelle.

De plus, de nos jours, les patients migrants sont souvent des réfugiés fuyant les violences dans leur pays ou sur la route de l’exil. Là encore, il s’agit pour le thérapeute de s’accorder aux les particularités des vécus de violence extrême et là encore.

La théorie sera accompagnée de vignettes cliniques.

Bibliographie

Devereux G. (1956). Essais d’ethnopsychiatrie générale. Paris : Gallimard (1971).

Freud S. (1919). L’inquiétante étrangeté et autres essais. Paris : Gallimard (1985).

Kaës R. (1998). « Une différence de troisième type ». In R. Kaës et al., Différence culturelle et souffrance de l’identité, pp. 1-19. Paris : Dunod.

Nathan T. (1986). La folie des autres. Traité d’ethnopsychiatrie clinique. Paris : Dunod.

Overbeck Ottino von S. (1999). Violences collectives et travail psychothérapique : nécessité d’une intégration des aspects individuels, familiaux et culturels. Psychothérapies, vol. 19,    n° 4, pp. 235-245. Chêne-Bourg : Georg.

Overbeck Ottino von S. (2008). Inconscient et culture: psychothérapie complémentariste. Actualités psychosomatiques, n° 11, pp. 109-128. Chêne-Bourg : Georg.

Overbeck Ottino von S. (2010). Entre jeu et réalité: psychothérapies d’enfants exposés à des violences collectives. Clinique de l’exil : chroniques d’une pratique engagée, sous la direction de Goguikian Ratcliff B. et Strasser O.Collection Médecine Société, Chêne-Bourg : Georg.

Overbeck Ottino von S. (2014). Corps privé, corps public : enjeux ethnopsychanalytiques.

Corps culturel, corps malade, pp. 73 – 91. Chêne-Bourg : Georg.

Rouchon J.-F., Reyre A., Taïeb O. et Moro M.R. (2009). L’utilisation de la notion de contre-transfert culturel en clinique. L’autre, cliniques, cultures et sociétés.

Cairn Info 2009/1, vol. 10, pp. 80-89.

Santa Ana de I. (2015). Être adolescent loin de chez soi et des siens: subjectivation et remaniements identitaires. L’autre, cliniques, cultures et sociétés.

Cairn Info 2015/2, vol. 16, pp. 161-171.

Dates

Les jeudis 02 février et 02 mars 2023

14h15 – 18h15 (avec pause de 15’).

Lieu

Neuchâtel, CNP, rue de Vieux-Châtel 20, dernier étage.

Prix (formation continue) CHF 390.-

21. Approche psychanalytique et urgence psychiatrique : repenser l’agir

5 unités (périodes de 45 minutes)

Enseignant

Dr Stéphane Saillant

Psychiatre et psychothérapeute FMH, Neuchâtel

Les urgences psychiatriques, que ce soit en tant qu’entité clinique (contenu) que comme lieu de soins (contenant) représentent un défi majeur dans la prise en charge des patients. Cet exercice met à l’épreuve les références théoriques et peuvent susciter un certain nombre de questionnement. En abordant la thématique de l’urgence psychiatrique et ses multiples facettes, ce cours propose de revisiter les liens entre approche psychanalytique et pratique clinique. Les sujets variés tels qu’entre autre l’agitation, les passages à l’acte, les gestes suicidaires ou encore la précarité, seront abordés et discutés avec les participants. L’approche sera principalement clinique, en mettant à contribution les participants qui sont encouragés à venir avec du matériel clinique de leur propre pratique. Ce cours souhaite donner une autre vision de la notion d’urgence.

 Bibliographie

de Coulon N. (2021). La Crise. Lausanne : Éditions Antipodes (2ème édition).

Racamier P. C. (1993). Le psychanalyste sans divan : la psychanalyse et les institutions de soins psychiatriques. Paris : Payot.

Quartier F. et coll. (2015). L’accueil, un temps pour soigner. Arcueil : Éditions John Libbey Eurotext.

Baillon G. (2011). Quel accueil pour la folie ? Nîmes : Champ Social Éditions.

Date

Le jeudi 23 février 2023

14h15 – 18h15 (avec pause de 15’).

Lieu

Neuchâtel, CNP, rue de Vieux-Châtel 20, dernier étage.

Prix (formation continue) CHF 195.-

22. Les enjeux des écrans pour l’enfant et l’adolescent

10 unités (périodes de 45 minutes)

Enseignant

Dr Hugues Paris

Psychiatre et psychothérapeute d’enfants et d’adolescents FMH, Psychiatre et psychothérapeute FMH, Psychanalyste FEDEPSY, Neuchâtel

Que se cache-t-il derrière nos écrans pour les enfants et les adolescents ? Comment comprendre intégrer, réguler, utiliser même, les nouvelles technologies que véhiculent ces écrans ?

Car derrière l’écran se retrouve de multiples objets, des technologies dont les usages sont extrêmement différents : dans un premier temps nous en ferons une typologie technologique mais aussi métapsychologique.

Nous étudierons la place des écrans et de leurs usages dans la construction du sujet en tant qu’espace transitionnel post-moderne. Nous nous intéresserons ici particulièrement aux travaux de Serge Tisseron.

Nous interrogerons ensuite sur les possibles pathologies qui pourraient être générer par l’abus de ces écrans. A la suite des travaux de Daniel Marcelli, nous développerons le syndrome d’exposition précoce et excessive aux écrans (epee)

 Bibliographie

Tisseron S. (2011). Comment Hitchcock m’a guéri – Que cherchons-nous dans les images ? Paris : Hachette.

Stora M. (2018). Et si les écrans nous soignaient ? Psychanalyse des jeux vidéo et autres

plaisirs digitaux. Collection Cyber-psychologie. Toulouse : Érès.

Missonnier S. et Vlachopoulou X. (2019). Psychologie des écrans. Collection : Que sais-je ? Paris. PUF.

Tisseron S, Missonnier S, Stora M. et Kaës R. (2012). L’enfant au risque du virtuel.

Paris : Dunod.

Dates

Les jeudis 09 et 23 mars 2023

14h15 – 18h15 (avec pause de 15’).

Lieu

Neuchâtel, CNP, rue de Vieux-Châtel 20, dernier étage.

Prix (formation continue) CHF 390.-

24. L’anorexie et la boulimie : Leurs signes, leurs transferts

10 unités (périodes de 45 minutes)

Enseignant

Dr Thierry Vincent

Psychiatre et psychothérapeute FMH, Psychanalyste FEDEPSY, Grenoble

Qu’est-ce que l’anorexie et la boulimie ?  Comment comprendre cette clinique en grande majorité féminine qui semble évoluer sur un mode quasi épidémique, alors qu’une des préoccupations principales de la santé publique semble la lutte contre l’obésité ?

L’anorexie et ses troubles annexes invitent à un nouveau paradigme clinique et offre à la psychanalyse de nouveaux territoires de réflexion.

Le séminaire alliera enseignement et travail sur des situations cliniques.

Bibliographie

Brusset B. (1993). L’assiette et le miroir. Toulouse : Privat.

Freud S. et Breuer J. (1895). Les études sur l’hystérie. (trad. Bermann A.) Paris : PUF (1956).

Freymann J.-R. (1992). Les parures de l’oralité. Paris : Springer-Verlag France.

Kestemberg E. et J., Decobert S. (1972). La faim et le corps. Paris : PUF.

Lasègue J. (1984). De l’anorexie hystérique. Etudes médicales. T1. Paris : Asselin et C°.

Raimbault G. et Eliacheff C. (1989). Les indomptables. Paris : O. Jacob.

Vibert S. (2015). Les anorexies mentales. Paris : PUF.

Vincent T. (2000). La jeune fille et la mort, Soigner les anorexies graves.

Strasbourg : Arcanes (ouvrage dirigé). (rééd. et augmenté). Toulouse : Arcanes-Érès (2002).

Vincent T. (2000). L’anorexie. Paris : O. Jacob.

Vincent T. (2008). Un chemin où se perdre (les soins aux patients boulimiques).

Toulouse : Arcanes-Érès.

Dates

Les samedis 06 mai et 10 juin 2023

9h15 – 12h00 (avec pause de 15’) et 13h30 – 14h45.

Lieu

Neuchâtel, CNP, rue de Vieux-Châtel 20, dernier étage.

Prix (formation continue) CHF 390.-

25. Les expériences ludiques infantiles : enjeux, fonctions, destins

10 unités (périodes de 45 minutes)

Enseignant

Prof. Albert Ciccone

Psychologue, Psychothérapeute, Psychanalyste, Président de l’ALPACE, Lyon

Lorsqu’on évoque l’infantile en psychanalyse, on fait essentiellement référence aux expériences traumatiques, douloureuses, qui façonnent le développement de la personnalité. Mais on ne doit pas oublier les expériences heureuses qui, évidemment, sont aussi importantes. Nous explorerons les enjeux et les fonctions du ludique, chez le bébé, l’enfant, et chez tout sujet tout au long de la vie. Le jeu, et ses différents ingrédients (plaisir, surprise, étonnement, humour, métaphore…), est essentiel à la vie, à la croissance mentale. Le « moi ludique » est à la source de la créativité en général, permet d’affronter et de dépasser les tourments, les traumatismes, est le garant de l’espoir, de la confiance en soi et de la confiance dans le monde. Il est essentiel au travail du parent, comme du soignant, du psychanalyste, de l’éducateur, de tous ceux qui ont la responsabilité d’aider un autre (ou plusieurs autres) à grandir. La souffrance psychique, à tous les âges, est souvent l’effet d’expériences ludiques infantiles qui ont manqué ou ont été empêchées, et le soin psychique psychanalytique consiste à retrouver les conditions de possibilité du ludique.

 Bibliographie

Alvarez A. (1992). Une présence bien vivante. Larmor-Plage : Éditions du Hublot (1997).

Bettelheim B. (1976). Psychanalyse des contes de fée. Paris : Robert Laffont (1999).

Ciccone A. et al. (2020). Les Expériences ludiques infantiles – destins et traces. Paris : Dunod.

Ciccone A. et Lhopital M. (2019). Naissance à la vie psychique. Troisième édition refondue, augmentée et mise à jour. Paris : Dunod.

Freud S. (1908). Le créateur littéraire et la fantaisie. L’Inquiétante Étrangeté et Autres Essais, pp. 29-46. Paris : Gallimard (1985).

Klein M. (1955). La technique psychanalytique du jeu : son histoire et sa signification. La Psychiatrie de l’enfant, vol. XXIV, fasc. 1, pp. 197-221. (1981).

Marcelli D. (2000). La Surprise, chatouille de l’âme. Paris : Albin Michel.

Phillips A. (2018). L’importance de la communication précoce et ludique. Les Traces des expériences infantiles, Ciccone (dir), pp. 81-98. Paris : Dunod.

Resnik S. (1994). Espace mental. Toulouse : Érès.

Resnik S. (2005). Culture, Fantasme et Folie. Rencontre avec Salomon Resnik, proposé par Pierre Delion. Toulouse : Érès.

Winnicott D.W. (1971). Jeu et Réalité. L’espace potentiel. Paris : Gallimard (1975).

Dates

Les samedis 03 et 24 juin 2023

9h15 – 12h00 (avec pause de 15’) et 13h30 – 14h45.

Lieu

Neuchâtel, CNP, rue de Vieux-Châtel 20, dernier étage.

Prix (formation continue) CHF 390.-

26. Analyse du film « Parasite »

5 unités (périodes de 45 minutes)

Enseignant

Dr Michel Lévy

Psychiatre, Psychanalyste, Psychanalyste FEDEPSY, Strasbourg

Nous commenterons ce film du sud-coréen Bong Joon-ho, palme d’or 2019 et 4 oscars 2020, pour illustrer les séminaires de cette année.

Nous y verrons les paroxysmes de l’identification et les ravages dans le champ de l’autorité intrafamiliale, sur fond de lutte des classes. Parce que l’inconscient est social et politique, il ne sait pas ce qu’il fait…

L’après-midi, comme à l’accoutumée, sera consacré à un large débat.

Date

Le samedi 17 juin 2023

9h15 -12h00 (avec pause de 15’) et 13h30 -14h45.

Lieu

Marin-Épagnier, CNP, site de Préfargier, salle du Théâtre (anciennement salle des fêtes).

Prix (formation continue) CHF 195.-