TABLE DES MATIERES

1.    Dr J.-M. Porret : Le transfert et le contre-transfert en psychanalyse d’enfant
2.   M. A. Neuenschwander : L’indication et le cadre
3.    Dr M. Levy : Identification et projection
4.    Dr Nicolas de Coulon : Les Etats-limites
5.    Dr J.-D. Sauvant: Théorie de la séduction généralisée
6.    Mme M. Lang & M. J.-J Bessard : La théorie de l’attachement et ses perspectives cliniques
7.    M. A. Neuenschwander : Mélancolie, maniaco-dépression, troubles bipolaires?
8.    Dr L. Schaffner : La psychose ordinaire
9.    Dr J. Lippens : Pulsions scopiques
10. Dr S, Saillant : Idées et gestes suicidaires dans les institutions de soins psychiques: quelle(s) place(s) pour la complexité de la rencontre avec le patient et la subjectivité?
11. Prof A. Ferrant : La culpabilité et la honte
12. M. A. Ciccone : Les apports de Bion à la pratique et à la théorie de la pratique clinique
13. Dr M. Lévy : Jouissance
14. Dr N. de Coulon: 4 concepts psychanalytiques d’André Green
15. Mme M. Vaucher: La technique psychanalytique: écoute, transfert et mise en acte
16. Dr L. Schaffner : La dépression: guérir ou interpréter
17. Dr M. Levy: Atelier clinique
18. Mme M. Vaucher et M. J.-P. Waber : Entre première et rencontre et fin de traitement: un processus
19. Dr O. Bonard: La psychanalyse par le psychodrame
20. Dr Giardini: Psychopharmacologie adulte
21. Dr  H. Beutler : L’usage des médicaments en psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent
22. Dr T. Vincent : Remarques anthropologiques psychanalytiques sur l’anorexie et la boulimie
23. Dr H. Beutler & J. Haenni : Crise, psychothérapie, adolescence
24. Dr M. Levy : Analyse du film: Cold War
25. SYMPOSIUM « Le virtuel; fantasme ou réalité? »

1.Le transfert et le contre-transfert en psychanalyse d’enfant
10 heures

Dr Jean-Michel Porret

Psychanalyste, membre titulaire du CIPA (Paris), Psychiatre-Psychothérapeute d’enfants et d’adolescents FMH, Cugy-VD.

 

Une des spécificités et des difficultés de la psychanalyse d’enfant est que l’analyste doit composer, pour ainsi dire, avec le double transfert qui est effectué sur lui: le transfert de l’enfant et celui des parents qui lui confient l’enfant.

On abordera les principaux enjeux constitués par le transfert des parents sur l’analyste et par le contre-transfert de celui-ci.

Quant au transfert que l’analyste a à repérer dans la cure de l’enfant et plus particulièrement à partir du jeu que celui-ci y déroule, il est devenu capital de faire la distinction entre le transfert de type névrotique et celui de nature non névrotique. Le premier et le second seront examinés en fonction de leurs conditions d’installation, de leur mode d’organisation et des contenus qu’ils véhiculent. Quelques problèmes contre-transférentiels seront évoqués ainsi que les modes d’intervention utilisés par l’analyste pour traiter ces deux variétés de transfert.

Pour faciliter la discussion, il est demandé aux participants du séminaire d’apporter une ou deux, voire trois séances d’une psychothérapie conduite par eux et où se pose la question du transfert.

Bibliographie :

Freud S. (1912). Sur la dynamique du transfert. In Œuvres complètes, vol. X, 105-116.

Paris : PUF (1998).

Gammill J. (1989). Du contre-transfert de l’analyste envers les parents des enfants en traitement, in Journal de la Psychanalyse de l’Enfant, n°6, 87-119. Paris : Centurion (1989).

Klein M. (1927). Colloque sur l’analyse des enfants, in Essais de psychanalyse, 178-210.

Paris : Payot (1974).

Klein M. (1932). La psychanalyse des enfants (en priorité les chapitres I et II). Paris : PUF (1959).

Porret J.-M. (2015). La cure psychanalytique de l’enfant (en priorité les chapitres 7 et 14).

Paris : L’Harmattan.

Dates :

Les samedis 7 et 28 septembre 2019

9h15 – 12h00 (avec pause de 15’) et 13h30 – 14h45.

Lieu : Neuchâtel, CNP, rue de Vieux-Châtel 20, dernier étage

Prix : CHF 390.- (10 heures)

 

2. L’indication et le cadre
10 heures

Alain Neuenschwander

Psychothérapeute reconnu au niveau fédéral, Psychologue spécialiste en psychothérapie FSP,

Neuchâtel

 

Dans nos pratiques cliniques, nous sommes confrontés à toutes les pathologies. De ce fait, comment procéder par rapport au cadre psychanalytique classique ? Les cas de psychonévroses se font de plus en plus rares. Nous rencontrons de plus en plus de situations états-limites. Quand proposer le divan ? Quand intervenir plus ? Comment faire avec la demande du patient qui n’est plus très souvent de s’explorer, de partir dans une introspection profonde ? Nous tenterons de faire le tour de ces questions en s’appuyant sur des exemples cliniques.

Bibliographie :

Brun A., Roussillon R. & Attigui P. (2016). Évaluation clinique des psychothérapies psychanalytiques. Paris : Dunod.

Duparc F. (2017). La clinique du psychanalyste aujourd’hui : une pratique ouverte, un cadre sur mesure. Paris : In Press.

Pirlot G., André G. (2015). Dialogue et cadre psychanalytiques. Paris : PUF.

Roussillon R. (2007). Logiques et archéologiques du cadre psychanalytique. Le fil rouge.

Paris : PUF.

Vermorel H. & al. (2003). Psychanalyse et psychothérapies – Les Variations du cadre et le processus dans la psychanalyse d’aujourd’hui. Paris : In Press.

 

Dates:

Les jeudis 12 et 19 septembre 2019

14h15 – 18h15 (avec pause de 15’).

Lieu: Neuchâtel, CNP, rue de Vieux-Châtel 20, dernier étage

Prix : CHF 390.- (10 heures)

 

3. Identification et projection
10 heures

Dr Michel Lévy

Psychiatre, Psychanalyste FEDEPSY, Strasbourg

 

« S’identifier » est la forme réfléchie du verbe, faisant retour par une pluralité d’appropriations intra psychiques.

La clinique de l’identification est donc indirecte et son agent est le Moi. Elle est la manifestation la plus précoce d’un lien affectif à autrui via l’incorporation.

On peut aussi s’identifier imaginairement à un agresseur, au Surmoi, à l’analyste, voire projeter à l’extérieur ce que l’on refuse en soi. On peut aussi créer une identification idéalisée, symbolique et signifiante.

Est-il possible de dépasser ce processus inconscient et réducteur?

 

 Bibliographie

Freud S. (1921). Psychanalyse des foules et analyse du Moi. Paris : PUF.

Freud S. (1923). Le Moi et le ça. Paris : PUF.

Klein M. (1932). La psychanalyse des enfants. Paris : PUF.

Lacan J. (1961-62). L’identification (Séminaire IX). Paris : Seuil

de Mijolla A. (2017). L’identification selon Freud. Paris : In Press.

Porge E. (2010). Lettres du symptôme : Versions de l’identification. Paris : érès.

 

Dates :

Les samedis 2 et 16 novembre 2019

9h15 – 12h00 (avec pause de 15’) et 13h30 – 14h45.

Lieu : Neuchâtel, CNP, rue de Vieux-Châtel 20, dernier étage

Prix : CHF 130.- (3 heures)

 

4. Les états-limites
10 heures

Dr Nicolas de Coulon

La clinique contemporaine des structures limites se retrouve à tous les étages du travail thérapeutique : travail institutionnel, psychothérapie, psychanalyse. Elle interroge à la fois nos pratiques et nos théories. Dans ce cours, nous nous attacherons au repérage des éléments de base pour, tout d’abord, reconnaître ces patients dans nos consultations et nous familiariser avec leur psychopathologie. La seconde partie sera consacrée aux bases de l’approche thérapeutique spécifique dont nous pouvons reconnaître la nécessité au vu de la difficulté des prises en charge de ce type de patients.

Première demi-journée : A quoi reconnaît-on un état-limite ? Définitions, historique de la notion, psychopathologie : structure versus symptômes, mécanismes de défense, l’entretien structural.

Seconde demi-journée : Comment travailler en thérapie avec un cas limite ? L’attitude exploratoire, les buts du traitement, la construction du cadre, le contrat, le maniement de la relation thérapeutique, la construction de l’interprétation.

Bibliographie :

Texte à lire pour la préparation du cours

Kernberg O. (1984). Les troubles graves de la personnalité. Chapitre III, Le concept de limite.

Paris : PUF.

Références complémentaires

de Coulon N. (2009). Etat limites, après-coup et confusion des temps, in Revue française de psychanalyse, vol.73, no 5, 1481-1487. Paris : PUF.

Vincent E. (2011). Les Etats limites. Paris : PUF.

Green A. (1990). La folie privée, psychanalyse des cas limites. Paris : Gallimard.
 

Dates :

Les jeudis 28 novembre et 12 décembre 2019

14h15 – 18h15 (avec pause de 15’).

Lieu : Neuchâtel, CNP, rue de Vieux-Châtel 20, dernier étage

Prix : CHF 390.- (10 heures)

 

5. Théorie de la séduction généralisée
10 heures

Dr Jean-Daniel Sauvant

Psychiatre et psychothérapeute FMH, membre de «Psychoanalyse am Werk», Berne

Jean Laplanche est connu dans le monde entier comme auteur, avec J.-B. Pontalis, du « Vocabulaire de la psychanalyse », paru en 1967. Mais il est avant tout un théoricien exceptionnel de la psychanalyse. Disciple de Lacan dans les années d’après-guerre, il a à la fois intégré́ l’enseignement du  » maître  » et s’en est émancipé́. Sa théorie de la séduction généralisée a ceci de particulier qu’elle ne concerne pas simplement un aspect spécifique de la psychanalyse freudienne mais bien plus les fondements de celle-ci. C’est ainsi que son livre paru en 1987 mérite pleinement le titre de « Nouveaux fondements pour la psychanalyse ». Jean Laplanche y développe entre autres une théorie de la genèse de l’inconscient dans chaque individu. Nous nous familiariserons avec cette théorie de la séduction généralisée et tenterons de saisir les nouvelles perspectives qui en découlent tant pour la théorie que pour le travail pratique.

Bibliographie :

Laplanche J. (2008). Nouveaux fondements pour la psychanalyse. Paris : PUF.

Tessier, H. (2014). Rationalisme et émancipation en psychanalyse : l’œuvre de Jean Laplanche. Paris : PUF.

Dates :

Les jeudis 16 et 30 janvier 2020

14h15 – 18h15 (avec pause de 15’).

 

Lieu : Neuchâtel, CNP, rue de Vieux-Châtel 20, dernier étage

Prix : CHF 390.- (10 heures)

 

6.La théorie de l’attachement et ses perspectives cliniques
10 heures

Mme Martine Lang

Psychologue, psychothérapeute reconnue au niveau fédéral, membre EFPP, La Chaux-de-Fonds

Jean-Jacques Bessard

Psychologue, psychothérapeute reconnu au niveau fédéral, La Chaux-de-Fonds

 

Si J. Bowlby a toujours revendiqué sa filiation avec la psychanalyse, sa théorie de l’attachement a d’emblée divisé et divise toujours la communauté psychanalytique.Toutefois, on ne peut nier que le concept d’attachement prend une place croissante dans les réflexions cliniques actuelles et dans les recherches, en particulier sur la petite enfance. Au-delà du clivage entre partisans de l’attachement et partisans de la métapsychologie freudienne, existe-t-il un lien possible, une complémentarité entre ces deux théories ? Dans ce séminaire, nous rappellerons le contexte dans lequel est né la théorie de l’attachement. Nous exposerons ensuite ses fondements et examinerons comment cette théorie s’est développée et enrichie par les successeurs de J. Bowlby et par certains cliniciens actuels. Nous tenterons d’en dégager les perspectives cliniques et thérapeutiques, leurs limites et/ou critiques en lien avec plusieurs questions non encore résolues.

 

Bibliographie

Bowlby J. (1978). Attachement et perte, vol. 1, 2, 3. Paris : PUF.

Pierrehumbert B. (2003). Le premier lien, Théorie de l’attachement. Paris : Odile Jacob.

Collectif sous la direction de B. Pierrehumbert (2005). L’attachement, de la théorie à la clinique. Paris : érès.

Wiart Y. (2011). L’attachement, un instinct oublié. Paris : Albin Michel.

Guedeney N. et A. (2016). L’attachement : approche clinique et thérapeutique.

Paris : Masson.

 

Dates

Les samedis 18 et 25 janvier 2020

9h15 – 12h00 (avec pause de 15’) et 13h30 – 14h45.

 

Lieu

Neuchâtel, CNP, rue de Vieux-Châtel 20, dernier étage.

 

Prix (formation continue)

CHF 390.-

 

7. Mélancolie, maniaco-dépression, troubles bipolaires ?
10 heures

Alain Neuenschwander

Psychothérapeute reconnu au niveau fédéral, Psychologue spécialiste en psychothérapie FSP, Neuchâtel

 

Aujourd’hui, nous parlons de trouble bipolaires (Type I, Type II, Cyclothymie).

Mais qu’en est-il de l’identification à l’ombre de l’objet perdu, découverte de S. Freud, de la dépression profonde suivie de la manie comme tentative d’exister ?

Nous traiterons de ces questions avec quelques vignettes cliniques.

 

Bibliographie

Bergeret J. (2008). Psychologie pathologique, théorie et clinique. Paris : Masson.

Freud S. (1917). Deuil et mélancolie. Paris : Payot et Rivages (2011).

Faucher J.-M. (2016). Psychose Maniaco-Dépressive ou Troubles Bipolaires ? in Journal Français de Psychiatrie N° 42. Paris : érès.

Roussillon R. (2007). Manuel de psychologie et de psychopathologie clinique générale.

Paris : Masson.

Toboul B. (2013). Psychose maniaco-dépressive et psychanalyse. Paris : érès.

« Figures de la psychanalyse », Cairn. Info, 2013/2 n° 26 /73 – 91(www.cairn.info/revue-figures-de-la-psy-2013-2-page-73.htm).

 

Dates

Les jeudis 06 et 13 février 2020

14h15 – 18h15 (avec pause de 15’).

 

Lieu

Neuchâtel, CNP, rue de Vieux-Châtel 20, dernier étage.

 

Prix (formation continue)

CHF 390.-

8. La psychose ordinaire
10 heures

Dr Liliane Schaffner

Psychiatre et psychothérapeute FMH, Membre Psychanalyse am Werk, Berne

 

« Ainsi avons-nous à rendre compte de ce que le psychotique, aujourd’hui, tend à présenter sa symptomatologie, sa phénoménologie, moins sur le versant de la grande folie délirante – sur la construction de systèmes – que sur le mode léger, discret, délicat ».

« On ne peut nier que de nombreux sujets ne présentant pas les signes classiques, tels que délires et hallucinations, peuvent cependant, avec un regard plus subtil, être reconnus comme psychotiques ». (Cf. Jacques Borie, Le psychotique et le psychanalyste).

Nous ferons retour à Freud théoricien de la psychose en relisant quelques passages de L’inconscient, de Névrose et Psychose et de La perte de la réalité dans la névrose et dans la psychose, avant d’aborder la théorie structurale des psychoses proposée par Lacan. Ensuite notre intérêt principal sera la conception de ce que Jacques Alain Miller a nommé la psychose ordinaire, ce qui nous permettra de développer un regard assez subtil pour déceler les formes de psychoses plus discrètes, si fréquentes aujourd’hui. Une différenciation précise des cas de structures psychotiques a des conséquences importantes sur tout le travail clinique.

 

Bibliographie

Borie J. (2012). Le psychotique et le psychanalyste. Paris : Michèle.

Freud S. (1915). L’inconscient. Paris : PUF.

Freud S. (1924). Névrose et Psychose. Paris : PUF.

Freud S. (1924). La perte de la réalité dans la névrose et dans la psychose. Paris : PUF.

Essai collectif (1999). Savoir de la psychose, Bruxelles : De Boeck et Lancier.

 

Dates

Les samedis 22 février et 7 mars 2020

9h15 – 12h00 (avec pause de 15’) et 13h30 – 14h45.

 

Lieu

Neuchâtel, CNP, rue de Vieux-Châtel 20, dernier étage.

 

Prix (formation continue)

CHF 390.-

 

9. Pulsions scopiques
10 heures

Dr John Lippens

Psychiatre et psychothérapeute FMH, Membre superviseur EFPP, Lausanne

 

« Le regard s’en tient difficilement à la pure constatation des apparences […] il livre passage à une sorte de poussée qui ne se relâche pas. C’est peu de dire : intelligence, cruauté, tendresse. Elles restent inapaisées, inassouvies. » (Jean Starobinski)

Freud désigna par Schaulust ou Schautrieb ce qu’on a appelé pulsion scopique, actuellement traduit par « pulsion de regarder », et même s’il n’en synthétisa jamais le concept, il écrivit plusieurs articles qui en soulignèrent la nature sexuelle. Parmi eux, « Les troubles psychogènes de la vision », qui traite de la cécité hystérique, «Un souvenir d’enfance de Léonard de Vinci», qui lie désir de voir et de savoir, «L’Homme aux loups» qui introduit la scène primitive et «La tête de Méduse», qui évoque la vision du sexe féminin.

Ce n’est que plus tard que des auteurs comme Gérard Bonnet ou Guy Lavallée intégrèrent une dimension plus archaïque dans la compréhension des pulsions scopiques, le premier avec sa notion de regard originaire, le deuxième avec la question de l’enveloppe visuelle. Nous pourrons ainsi esquisser une compréhension actuelle de la clinique des troubles scopiques, comme le voyeurisme ou l’exhibitionnisme, qui se présentent fort différemment selon la structure de personnalité sous-jacente. […] Bref, nous cheminerons autour des diverses modalités du voir, pour préciser en quoi consiste cette pulsion, complexe et omniprésente, particulièrement dans notre culture actuelle.

 

Bibliographie

Bonnet G. (2005). Voir-être vu, Figures de l’exhibitionnisme aujourd’hui. Paris : PUF.

Cacciali J.-C. (2002). Une perversion du regard : le voyeurisme, in Journal français de psychiatrie. Paris : érès.

Proia S., Bernard C. (2008). De Tirésias au refus du féminin, in Dialogue (2008/2), n°180.

Paris : érès.

Palmiéri C. (2001). Puissance despotique de l’image : l’exhibitionnisme à l’œuvre, in ETC, N°55. Montréal.

Laufer L. (2009). La morgue : voir l’irreprésentable, in Recherches en Psychanalyse, 2009/2, n°8. Cairn.info.

Le Run J.-L. (2005). D’un millénaire à l’autre, Méduse, in Enfances & Psy, 2005/1. Paris : érès

Anaut M.  et C. Strauss C. (2004). « Cruauté et plaisir scopique sur Internet : entre scène médusante et perversion ? » Cahiers de psychologie clinique

GDeleuze G. (1981).  Logique de la sensation. Paris: Seuil

Didi-Huberman G. (1999).  Ouvrir Venus. Paris: Gallimard

 

Dates

Les samedis 14 et 28 mars 2020

9h15 – 12h00 (avec pause de 15’) et 13h30 – 14h45.

 

Lieu

Neuchâtel, CNP, rue de Vieux-Châtel 20, dernier étage.

 

Prix (formation continue)

CHF 390.-

10. Idées et gestes suicidaires dans les institutions de    soins psychiques : quelle(s) place(s) pour la complexité de la rencontre avec le patient et la subjectivité ?
5heures

Dr Stéphane Saillant

Psychiatre et psychothérapeute FMH, Neuchâtel

 

La rencontre clinique avec un patient suicidaire est hautement complexe de par plusieurs mécanismes qui se mettent très rapidement en jeu, dès que le contact s’opère dans la séance en face-à-face. Non seulement la question elle-même du suicide vient interroger le patient sur sa propre représentation de la mort, mais encore cette problématique vient interroger (et souvent percuter) les soignants sur cette même thématique, rendant la rencontre complexe et semée d’embuches. L’objectif principal de ce cours est de pouvoir entre autre apprendre à aborder non seulement les aspects transférentiels, mais largement les aspects contre-transférentiels. Loin de l’idée que ce cours donne des réponses « toutes faites », l’ambition est de pouvoir explorer d’autres manières d’aborder la question suicidaire en clinique.

 

Bibliographie

Shea S. C. (2008). Evaluation du potentiel suicidaire: comment intervenir pour prévenir.

Paris : Elsevier Masson.

Vandevoorde J. (2013). Psychopathologie du suicide. Paris : Dunod.

Dorogi Y., Saillant S., Michaud L. (2019). Les enjeux de la rencontre avec la personne suicidaire. Apports du Groupe romand prévention suicide (GRPS), in Revue Médicale Suisse 2019 Mar 20;15(643), 644-649. Genève : Médecine et Hygiène.

Sous la direction de Laurent Michaud & Charles Bonsack (2017). Prévention du suicide : rencontrer, évaluer et intervenir. Genève : Médecine et Hygiène.

 

Date

Le jeudi 02 avril 2020

14h15 à 18h15 (avec pause de 15’).

 

Lieu

Neuchâtel, CNP, rue de Vieux-Châtel 20, dernier étage.

 

Prix (formation continue)

CHF 195.-

 

11. La culpabilité et la honte
10 heures

Prof. Alain Ferrant

Psychologue, Psychothérapeute, Psychanalyste, Membre titulaire de la SPP (IPA), Lyon

 

On différencie classiquement la honte et la culpabilité à partir des rapports qu’elles en­tretiennent avec les instances psychiques. La culpabilité exprime une tension entre le moi et le surmoi à partir de la transgression effective ou fantasmée d’un interdit. Elle renvoie globalement à l’organisation œdipienne à travers l’interdit de l’inceste. La honte signe plutôt une situation de tension entre le moi et l’idéal du moi. Elle té­moigne de l’échec du moi au regard de son projet narcissique. Dans la honte, le moi n’est pas fautif mais indigne. Une autre distinction entre culpabilité et honte tient en ce que la culpabilité résulte des attaques du sujet contre ses objets d’amour qu’il redoute d’avoir fantasmatiquement détruit. La honte, par contre, découle plutôt d’une attitude spécifique de l’objet vis-à-vis du sujet. Le sujet se sent rejeté, « abjecté », par l’objet qui se détourne de lui. En ce sens, culpabilité et honte signent a priori des dynamiques opposées du lien entre le su­jet et l’ob­jet. La honte renverrait davantage à une défaillance de l’environnement prenant la forme d’une disqualification du sujet. Elle contient toujours la trace d’une relative défaillance de la fonction réfléchissante de l’environnement. La culpabilité peut apparaître a priori plus élaborée, plus subjectivée que la honte. On distingue quatre destins de l’affect de honte : l’enfouissement, le retournement exhibition, l’identification projective et la création artistique. L’émergence de la honte dans le travail psychothérapeutique fera l’objet d’une réflexion spécifique.

 

Bibliographie

Ciccone A., Ferrant A. (2015). Honte, culpabilité, traumatisme. Paris : Dunod.

Ferrant A. (2015). Clinique de la double vie : l’équilibre et la précarité, in a sexualité masculine, sous la direction de Janin-Oudinot M., Durieux M-C., Danon-Boileau L., 115 – 130

Paris : PUF.

Freud S. (1923). Le moi et le ça, trad. fr., in OCF-P XVI, 1991, 255-302. Paris : PUF.

Gaulejac (de) V. (1996). Les sources de la honte. Paris : Desclée de Brouwer.

Guillaumin J. (1973). Culpabilité, honte et dépression, in Revue française de psychanalyse, Tome XXXVII, Numéro spécial congrès, 983-1006. Paris : PUF.

Janin C. (2007). La honte, ses figures et ses destins. Paris : PUF.

Roussillon R. et al. (2007). Manuel de psychologie et de psychopathologie clinique générale. Paris : Masson.

Tisseron S. (1992). La honte, psychanalyse d’un lien social. Paris : Dunod.

 

Dates

Les samedis 02 et 16 mai 2020

9h15 – 12h00 (avec pause de 15’) et 13h30 – 14h45.

 

Lieu

Neuchâtel, CNP, rue de Vieux-Châtel 20, dernier étage.

 

Prix (formation continue) CHF 390.-

 

12.Les apports de Bion à la pratique et à la théorie de la pratique psychanalytique
10 heures

Prof. Albert Ciccone

Psychologue, Psychothérapeute, président de l’ALPACE, Lyon

 

Bion a eu une influence considérable sur la pratique psychanalytique et la théorie de la pratique. Ses conceptions quant aux groupes, ses travaux sur la psychose, son modèle du développement des pensées, tout comme ses réflexions philosophiques continuent d’imprégner les pratiques de nombreux psychanalystes ou soignants qui se réfèrent à la psychanalyse.

Nous nous intéresserons à ces apports, ainsi qu’à la manière dont certains élèves de Bion (comme Salomon Resnik ou Donald Meltzer) ont développé sa pensée, ont construit leur propre théorie de la pratique psychanalytique et ont à leur tour influencé de nombreux praticiens des générations actuelles.

 

Bibliographie

Bion W.R. (1961). Recherches sur les petits groupes, trad. fr.. Paris : PUF (1982).

Bion W.R. (1962). Aux sources de l’expérience, trad. fr.. Paris : PUF (1979).

Bion W.R. (1963). Éléments de la psychanalyse, trad. fr.. Paris : PUF (1979).

Bion W.R. (1967). Réflexion faite, trad. fr.. Paris : PUF (1983).

Bion W.R. (1974-1977). Entretiens psychanalytiques, trad. fr.. Paris : Gallimard (1980).

Bion W.R. (1978). Quatre discussions avec Bion, trad. fr.. Paris : Ithaque (2006).

Bion W.R. (1983). Séminaires italiens. Bion à Rome, trad. fr.. Paris : In Press (2005).

Bion W.R. (2005). Bion à la Tavistock, trad. fr.. Paris : Ithaque (2010).

 

Dates

Les samedis 13 et 27 juin 2020

9h15 – 12h00 (avec pause de 15’) et 13h30 – 14h45.

 

Lieu

Neuchâtel, CNP, rue de Vieux-Châtel 20, dernier étage.

 

Prix (formation continue)

CHF 390.-

 

13. Jouissance
10 heures

Dr Michel Lévy

Psychiatre, psychanalyste FEDEPSY, Strasbourg

 

La jouissance est un champ à la frontière entre corps et parole débordant le principe de plaisir par une tension et un excès d’excitation. Elle est désir en souffrance dans le réel du corps et pousse à la répétition.

La jouissance est sous le coup de la pulsion de mort qui fait effraction dans le vivant.

Ce concept lacanien aux multiples résonances hante chaque structure psychique et réinterroge les liens cliniques entre Réel, Symbolique et Imaginaire.

 

Bibliographie

Freud S. (1920). Au-delà du principe du plaisir. Paris : PUF.

Lacan J. (1963). L’angoisse. In Séminaire X. Paris : Seuil.

Lacan J. (1966). Ecrits. Paris : Seuil.

Lacan J. (1972). Encore. In Séminaire XX. Paris : Seuil.

Lévy M.-L. (2003). Critique de la jouissance comme Une, Leçons de psychanalyse.

Paris : érès.

Jadin J.-M., Ritter M. (2016). La jouissance au fil de l’enseignement de Lacan. Paris : érès.

 

Dates

Les samedis 21 septembre et 5 octobre 2019

9h15 – 12h00 (avec pause de 15’) et 13h30 – 14h45.

 

Lieu

Neuchâtel, CNP, rue de Vieux-Châtel 20, dernier étage.

 

Prix (formation continue)

CHF 390.-

 

14. 4 concepts psychanalytiques d’André Green
10 heures

Dr Nicolas de Coulon

Psychiatre et psychothérapeute FMH, Membre superviseur EFPP, Psychanalyste formateur SSPsa –

FEP – IPA

 

André Green est un des psychanalystes français qui a le plus marqué l’évolution de la pensée et de la pratique psychanalytique des dernières décennies. Après sa disparition, il est en voie de devenir un « classique », reconnu aussi internationalement grâce à son bilinguisme anglais-français et à ses efforts pour introduire, dans le domaine francophone, la pensée d’auteurs anglo-saxons tels que Winnicott et Bion. Ses apports restent malgré tout assez méconnus et ce séminaire se propose de faciliter l’introduction à sa lecture et à l’utilisation clinique de son approche.

Période 1 : le complexe de la mère morte

Période 2 : De la limite à la double limite

Période 3 : Le travail du négatif

Période 4 : La pulsion de mort et la fonction désobjectalisante.

 

Bibliographie

Green A. (1983). Le complexe de la mère morte, in Narcissisme de vie, narcissisme de mort. Paris : Minuit (Texte à lire pour celles et ceux qui aimeraient se préparer).

Green A. (1990). La double limite, in La folie privée, psychanalyse des cas-limites.

Paris : Minuit.

Green A. (1993). Le travail du négatif. Paris : Minuit.

Green A. (2007). Pourquoi les pulsions de destruction ou de mort ? Paris : Panama.

Collection « Cyclo », (ISBN 2755701447) ; nouvelle édition revue, (ISBN 978-2-916120-201). Paris : Ithaque (2010).

Pirlot G. (2015). André Green. Dialogues et cadre psychanalytiques. Paris : PUF.

 

Dates

Les jeudis 31 octobre et 14 novembre 2019

14h15 – 18h15 (avec pause de 15’).

 

Lieu

Neuchâtel, CNP, rue de Vieux-Châtel 20, dernier étage.

 

Prix (formation continue)

CHF 390.-

15. La technique psychanalytique:  écoute, transfert et  mise en acte   
5 heures

Mme Myriam Vaucher

Psychothérapeute reconnue au niveau fédéral, Psychologue spécialiste en psychothérapie FSP,

Psychothérapeute EFPP, Psychanalyste SSPsa, Vevey

 

Centré sur la lecture de textes fondamentaux relatifs à la technique psychanalytique, ce séminaire mettra en relation clinique et théorie autour des notions de l’écoute, de la mise en acte et du transfert dans le processus psychothérapeutique.

 

Bibliographie

Lectures requises

Freud S. (1912). Remémoration, répétition et perlaboration, in La Technique Psychanalytique, 105-115. Paris : PUF (1953).

Kahn L. (2015). L’écoute de l’analyste, de l’acte à la forme. (chap 1, Traitement de la surface, l’attention excitée). Paris: PUF.

Bibliographie complémentaire (cf. www.spsyaj.ch/programme).

 

Préparation demandée

Lectures requises et apporter un verbatim de séances de psychothérapie ou d’entretiens cliniques.

 

Date

Le samedi 9 novembre 2019

9h15 – 12h00 (avec pause de 15’) et 13h30 – 14h45.

 

Lieu

Neuchâtel, CNP, rue de Vieux-Châtel 20, dernier étage.

 

Prix (formation continue)

Cours réservé à la formation postgrade

 

 16. La dépression: guérir ou interpréter
10 heures

Dr Liliane Schaffner

Psychiatre et psychothérapeute FMH, Membre Psychanalyse am Werk, Berne

 

„…la dépression nous instruit sur notre expérience actuelle de la personne, car elle est la pathologie d’une société où la norme n’est plus fondée sur la culpabilité et la discipline mais sur la responsabilité et l’initiative. Hier, les règles sociales commandaient des conformismes de pensée, voire des automatismes de conduite; aujourd’hui, elles exigent de l’initiative et des aptitudes mentales. L’individu est confronté à une pathologie de l’insuffisance plus qu’à une maladie de la faute, à l’univers du dysfonctionnement plus qu’à celui de la loi: le déprimé est un homme en panne. “ (Alain Ehrenberg, La fatigue d’être soi)

La psychanalyse s’est développée sur l’humus du conflit entre désir, interdit et culpabilité. Faut-il conclure de l’observation d’Ehrenberg que l’approche psychanalytique de la compréhension et la thérapie des dépressions actuelles serait dépassée; devrait-elle entièrement céder sa place aux thérapies pharmacologiques et comportementales pour „dépanner“ ou réparer le dépressif „moderne“? Ou s’agit-il plutôt d’adapter nos concepts théoriques, structuraux et cliniques à l’encontre de ces nouvelles pathologies? Quelles implications thérapeutiques en résulteraient?

C’est avec la clinique en toile de fond que nous aborderons quelques positions psychanalytiques concernant la mélancolie. Nous discuterons quelques textes de base, puis nous aborderons des questions actuelles, comme: quels sont les patients dépressifs que nous rencontrons dans la pratique quotidienne et quelles contributions nous fournit la psychanalyse pour les comprendre et les traiter?

 

Bibliographie

Hassoun J. (1995). La cruauté mélancolique. Paris : Champs-Flammarion.

Chemama R. (2006). Dépression, la grande névrose contemporaine. Paris : érès.

Fédida P. (2003). Des bienfaits de la dépression, Eloge de la psychothérapie. Paris: Odile Jacob.

Lambotte M.-C. (2007). La mélancolie. Etudes cliniques. Paris : economica anthropos.

 

Dates

Les samedi 23 novembre et 7 décembre 2019

9h15 – 12h00 (avec pause de 15’) et 13h30 – 14h45.

 

Lieu

Neuchâtel, CNP, rue de Vieux-Châtel 20, dernier étage.

 

Prix (formation continue)

CHF 390.-

 

17. Atelier clinique

5
heures

Dr Michel Lévy

Psychiatre, psychanalyste FEDEPSY, Strasbourg

 

Pour cette journée chaque participant est invité à apporter un cas clinique qui lui poserait problème. Ou plus simplement, chacun pourra venir avec ses questions les plus diverses sur la clinique ou sur la technique psychanalytique.

Il s’agit d’une mise en commun de réflexions et de problèmes sous la forme interactive de discussions et dialogues.

 

Date

Le samedi 14 décembre 2019

9h15 – 12h00 (avec pause de 15’) et 13h30 – 14h45.

 

Lieu

Neuchâtel, CNP, rue de Vieux-Châtel 20, dernier étage.

 

Prix (formation continue)

Réservé à la formation postegrade

18. Entre première rencontre et fin de traitement : un processus
15 heures

Mme Myriam Vaucher

Psychothérapeute reconnue au niveau fédéral, Psychologue spécialiste en psychothérapie FSP,

Psychothérapeute EFPP, Psychanalyste SSPsa, Vevey

Jean-Pierre Waber

Psychothérapeute reconnu au niveau fédéral, Psychologue spécialiste en psychothérapie FSP,

Psychanalyste SPPsa, Lausanne

 

11.01.20 – De la première rencontre à la mise en place d’une psychothérapie (Jean-Pierre Waber)

Tout se joue dans le premier entretien. Ensuite ça se déploye.

A partir de situations cliniques, nous explorerons ce qui se joue dans un premier entretien, ce qui s’est déjà joué lors de la première rencontre, ce que le patient met en scène, la place assignée au psychothérapeute et ce que ce dernier peut en comprendre. Nous verrons en quoi ces mouvements déterminent la possible mise en place d’un espace psychothérapeutique.

 

08.02.20 – Fin de traitement (Myriam Vaucher)

« On sait quand ça commence, mais Dieu sait quand ça va finir ! » Pourtant dès la première rencontre s’enclenche un processus qui va vers sa fin, naturelle ou résultat d’une rupture agie par le patient, causée par le départ du psychothérapeute ou son changement de service, justifiée par des éléments de réalité ou par l’intervention de tiers. Dans certaines psychothérapies néanmoins, la fin semble impossible à imaginer. A partir de situations cliniques, nous réfléchirons sur les enjeux de fin de psychothérapie et sur ce qui peut être élaboré par le psychothérapeute seul ou avec son patient.

 

15.02.20 – Processus (Myriam Vaucher et Jean-Pierre Waber)

Déclenché par une disposition d’écoute particulière, le processus psychothérapeutique va vers une construction passant par la régression dans l’intimité de la relation psychothérapeutique. Prenant naissance dans ce qui se joue lors de la première rencontre, ce processus génère un espace-temps ouvrant sur du nouveau, du pas encore pensé, du pas encore représenté. Il conduit les protagonistes du traitement vers leur séparation. Elle advient lorsqu’il est temps. Thérapeute et patient redeviennent alors les étrangers qu’ils ont toujours été.

A partir d’apports théorique et de matériel clinique, nous réfléchirons les grandes étapes d’une psychothérapie.

 

Bibliographie

Quinodoz, D. (2002). Les mots touchent dès les entretiens préliminaires, in Les mots qui touchent, le fait psychanalytique, 121-134. Paris : PUF.

Quinodoz, D. (2002). Les mots touchent font vivre le temps, in Les mots qui touchent, le fait psychanalytique, 169-182. Paris : PUF.

Baldacci J.-L. (2016). L’analyse avec fin. Petite bibliothèque de psychanalyse. Paris : PUF.

 

 

Lectures complémentaires

Bion, Wilfred R. (2000). Autour de l’entretien préliminaire, in Revue Française de Psychanalyse, 4, No 64, 1217-1229. Paris : PUF.

Etchegoyen, R. Horacio (2005). La situation analytique, in Fondements de la technique psychanalytique, 457-475. Paris : Hermann.

Freud S. (1913). Le début du traitement, in De la technique psychanalytique, 80-97.

Paris : PUF (1953).

Freud S. (1937). L’analyse avec fin et l’analyse sans fin, in Résultats, idées, problèmes, II.

Paris : PUF (1985).

Girard M. (2006). L’accueil et ses fondements en pratique institutionnelle. Paris : Champ social.

Press J. (2010). La construction du sens, chapitre X, Régression, répétition, construction,

159-182. Le fil rouge, Paris : PUF.

 

Dates

Les samedis 11 janvier, 08 et 15 février 2020

9h15 – 12h00 (avec pause de 15’) et 13h30 – 14h45.

 

Lieu

Neuchâtel, CNP, rue de Vieux-Châtel 20, dernier étage.

 

Prix (formation continue)

CHF 585.-

 

19. La psychanalyse par le psychodrame

10 heures

Dr Olivier Bonard

Psychiatre-psychothérapeute FMH, Psychanalyste formateur SSPsa

 

Le but du séminaire est de repérer les phénomènes déclenchés par la psychothérapie analytique à travers des mises en situation psychodramatique.

Le séminaire s’adresse aux praticiens de la psychothérapie, débutants ou expérimentés, et s’appuiera sur des situations cliniques qu’ils présenteront.

Il s’agira moins de jeux de rôle que d’expériences identificatoires modulées par les participants modérés par le psychanalyste. Nous ferons des hypothèses sur le fonctionnement psychique des patients tels qu’il est sollicité par le transfert qu’ils font sur le thérapeute. Il est probable qu’au cours du psychodrame, le contre-transfert apparaisse au thérapeute, mais cette découverte ne sera pas dévoilée.

La vie psychique à travers la psychanalyse sera abordée de façon originale puisque mise en scène de façon dramatique. On découvrira combien se combinent dans cette pratique une culture originale spécifique à la psychanalyse ainsi qu’une culture générale, propre à la civilisation européenne ou peut-être humaine.

La formation comprendra trois rencontres de deux fois une heure et demi. Nous découvrirons successivement comment le psychodrame aborde les processus inconscients à travers les façons qu’a la conscience d’appréhender et de mettre en scène : le temps, les contraires, l’espace, le corps, le symbole, Soi et l’Autre.

 

Bibliographie

Dupeu J.-M. (2005). L’intérêt du psychodrame psychanalytique. Paris : PUF.

Collectif (2014). Fenêtres sur le psychodrame psychanalytique, in Le Coq-Héron 217.

Paris : érès.

Amar N., Baayle G. et Salem I. (1988). Formation au psychodrame analytique. Paris : Dunod.

Delaroche P. (2011.) Jouer pour de vrai : du psychodrame individuel à la psychanalyse.

Paris : érès.

Collectif Salem I. (2013). Vues nouvelles sur le psychodrame psychanalytique. Paris : Broché.

Calevoi N., Darge E. (2008). Le psychodrame psychanalytique métathérapeutique.

Bruxelles : De Boeck.

 

Dates

Les jeudis 27 février, 12 mars et 9 avril 2020

16h15 à 19h00 (pause 15’).

 

Lieu

Neuchâtel, CNP, rue de Vieux-Châtel 20, dernier étage.

 

Prix

CHF 390.-

20. Psychopharmacologie « adultes »
5 heures

Dr Umberto Giardini

Psychiatre et psychothérapeute FMH, Neuchâtel

 

Description des principales classes de médicaments psychotropes, et de leurs effets psychologiques et physiologiques: antidépresseurs, neuroleptiques, anxiolytiques, hypnotiques, stabilisateurs thymiques, psychostimulants et stimulants cognitifs.

Faire connaître les mécanismes d’action de ces médicaments, les principes de la pharmacocinétique et de la pharmacodynamique, parler des effets secondaires et des alternatives aux médicaments. Comment ces médicaments s’inscrivent dans une approche psychiatrique et psychothérapeutique intégrée (TPPI).

 

Bibliographie

Millet B.,Vanelle J.-M.,et Benyaya J. (2010). Prescrire les psychotropes. Paris : Masson.

Calanca A., Bryois Ch. et Buclin T. (1996). Vade-mecum de thérapeutique psychiatrique.

Genève : Médecine & Hygiène.

Stahl S. M. (2002). Psychopharmacologie essentielle. Paris : Flammarion.

 

Date

Le jeudi 19 mars 2020

14h15 à 18h15 (pause 15’).

 

Lieu

Neuchâtel, CNP, rue de Vieux-Châtel 20, dernier étage.

 

Prix

CHF 195.-

 

21.L’usage des médicaments en psychiatrie de  l’enfant et de l’adolescent
 5 heures

Dr Hélène Beutler

Psychiatre et psychothérapeute pour enfant et adolescent FMH, Neuchâtel

 

Les médicaments font partie intégrante des prises en charge psychiatriques de l’enfant et de l’adolescent. Ils ont également à être pensés dans le cadre de la psychothérapie. Les différents types de substances utilisées seront passés en revue. Plus précisément, le cours donnera les éléments qui permettent de connaître les possibles indications pour un traitement et d’intégrer la dimension pharmaco thérapeutique dans le travail psychanalytique avec l’enfant et l’adolescent.

 

Dates

Le jeudi 26 mars 2020

14h15 – 18h15 (avec pause de 15’).

 

Lieu

Neuchâtel, CNP, rue de Vieux-Châtel 20, dernier étage.

 

Prix

CHF 195.-

 

22. Remarques anthropologiques psychanalytiques sur l’anorexie et la boulimie (2ème partie)
10 heures

Dr Thierry Vincent

Psychiatre et psychothérapeute FMH, Psychanalyste FEDEPSY, Grenoble

 

Après avoir examiné l’an dernier la façon dont la clinique de l’anorexie et de la boulimie est à la fois la caricature et le symptôme de notre relation contemporaine à l’objet, à l’imaginaire et sa représentation, en dessinant un monde psychique qui n’est plus dominé par l’épreuve œdipienne mais par celle du sevrage, nous allons pouvoir définir cette année ce qu’est le transfert anorexique.

C’est à partir de ce dernier que nous allons pouvoir élaborer le travail thérapeutique sur la réalité psychique des patients anorexiques et boulimiques et que nous essaierons d’en dé-finir les pièges et les aléas. Tout en gardant bien présente l’idée que tout travail psychothérapique est un jeu, subtil, complexe avec la maladie, et qu’à l’instar de la phrase cé-lèbre de Winnicott sur les enfants qui ne jouent pas nous en conclurons qu’un psychanalyste qui ne joue pas est un psy-chanalyste très déficient !

 

Bibliographie

Brusset B., Couvreur C. et col. (1991).  » La boulimie » Monographies de la revue Française de psychanalyse. Paris, PUF

Brusset, B. (2000). « De la boulimie au vomissement addictif« , in  » les addictions « , S. Le Poulichet, Paris, Puf

Corcos M., Flament M. ( 2003) « Les conduites de dépendance, dimensions psychopathologiques communes », Paris,Masson

Corcos M. (2000).  » Le corps absent. Approche psychosomatique des troubles des conduites alimentaires « , Paris, Dunod

Flament, M; Jeammet, P. (2000).  » La boulimie. Réalités et perspectives« . Paris, Masson

Green A. (1983). « Narcissisme de vie – Narcissisme de mort« , Editions de Minuit

Gutton Ph. (1984) « Pratiques de l’incorporation », in Adolescence, 2,2.

Kristeva J. (1993). « Les nouvelles maladies de l’âme« , Fayard

Freud S. (1927) « Au-delà du principe de plaisir« ,  in S. Freud, Essais de psychanalyse, Paris, Payot, p. 11-81.

Freymann, J-R. (1992). « Les parures de l’oralité« , Paris, Arcanes,

Haddad, G. (1998)  » Manger le livre« , Pluriel, Hachette

Harrus-Revidi, G., (1994).  » Psychanalyse de la gourmandise« , Petite bibliothèque Payot.

Jeammet, P. (2005),  » Anorexie, Boulimie« , Ed Hachette

Jeammet, P, (1991) « Dysrégulations narcissiques et objectales », in « La boulimie« , Monographies de la revue française de psychanalyse. B. Brusset, C. Couvreur, A, Fine, Paris, Puf

Jeammet, P. (1989) « La haine nécessaire« , in « Le fait psychanalytique« , Paris, Puf.

Mouchet, A. (1991), « Boulimie et angoisses archaïques« , in « La boulimie. Comprendre et traiter« , M, Flament, P, Jeammet, 2002, Médecine et psychothérapie, Paris, Masson

Nothomb, A. (2004)  » Biographie de la faim« , Albin Michel

Onfray, M, (1989), « Le ventre des philosophes ; Critique de la raison diététique« , Grasset

Perroud, A, (2005), « Faire face à la boulimie« , Ed Retz

Recalcati, M, « Les deux riens de l’anorexie » revue de la cause Freudienne n°48.

Selvini Palazzoli, M, Cirillo, S, Selvini, M, Sorrentino, A.M, (1998), « Anorexiques et boulimiques. Bilan d’une approche thérapeutique familiale « ,

Médecine et Hygiène, Paris

Serres, M, (1985), « Les cinq sens« , Pluriel

Vincent, T, (2000), « La jeune fille et la mort« , Les cahiers d’arcanes

Vincent, T, (2000), « L’anorexie« , Paris, Odile Jacob

Vincent T (2008) Un chemin où se perdre (les soins aux patients boulimiques), Arcanes/Eres, Toulouse

 

Dates

Les samedis 9 mai et 6 juin 2020

9h15 – 12h00 (avec pause de 15’) et 13h30 – 14h45.

 

Lieu

Neuchâtel, CNP, rue de Vieux-Châtel 20, dernier étage.

 

Prix

CHF 390.-

23. Crise, psychothérapie, adolescence

10 heures

Dr Hélène Beutler

Psychiatre et psychothérapeute pour enfant et adolescent FMH, Neuchâtel

Jessica Haenni

Infirmière du dispositif urgence crise, CNPea

 

La crise est un « moment temporaire de déséquilibre et de substitutions rapides remettant en question l’équilibre normal ou pathologique du sujet. Son évolution est ouverte et variable : elle dépend tout autant de facteurs internes qu’externes » (J.-L. Marcelli). Le travail dans la crise exige des aménagements du cadre thérapeutique (changement de rythme, collaboration avec d’autres intervenants, d’autres dispositifs) au travers desquels souvent se dessinent des réaménagements psychiques et interpersonnels.  Il s’agit alors pour le thérapeute : d’en saisir les enjeux pour répondre aux besoins du moment de l’adolescent et de concilier le besoin de continuité avec la nécessité de pouvoir s’appuyer sur d’autres intervenants pour offrir au jeune un cadre suffisamment rassurant dans lequel le travail psychique puisse se faire.

 

Bibliographie

Donnet J.-L. (2010). Sur la rencontre avec l’adolescent », in Adolescence /n°71.

Paris : GREUPP.

de Coulon N. (1999). La crise. Paris : Payot.

Marcelli D. et Braconnier A., Tandonnet L. (2018). Adolescence et psychopathologie.

Paris : Elsevier Masson.

 

Dates

Les jeudis 11 et 18 juin 2020

14h15 à 18h15 (pause de 15’).

 

Lieu

Neuchâtel, CNP, rue de Vieux-Châtel 20, dernier étage.

 

Prix

CHF 390.-

24. Analyse du film: Cold War de P. Pawlikowski 
 5 heures

Dr Michel Lévy

Psychiatre, psychanalyste, directeur de la FEDEPSY, Strasbourg

 

Exploration de l’amour et de ses impossibles dans une époque impossible (les années 50 entre Pologne stalinienne et Paris bohème): le Réel dans la passion, l’insatisfaction entre déception et espoir, l’incompatibilité des désirs, l’angoisse des séparations comme des retrouvailles…

Qu’est-ce qu’un sentiment amoureux et pourquoi peut-il être tenace?

 

Dates

Le samedi 29 février 2020

9h15 -12h00 (avec pause de 15’) et 13h30 -14h45.

 

Lieu

Neuchâtel, CNP, rue de Vieux-Châtel 20, dernier étage.

 

Prix

CHF 195.-

25. SYMPOSIUM: Le virtuel: fantasme ou réalité?

8 heures

 

Le virtuel psychique, le virtuel numérique et le regard du psychanalyste dans sa considération sociétale,

La virtualisation du réel, actuel, fantasmé, rêvé ; ce règne de l’image, de l’imaginaire s’accommode-t-il d’avec le désir individuel ?

Les 4 conférences de ce symposium s’articuleront autour de ce thème requestionnant la notion du lien, du rapport au pulsionnel et les mécanismes associés à cette connexion du virtuel dans nos pratiques, dans nos traitements psychothérapeutiques et psychanalytiques.

 

Dr Liliane Schaffner

Psychiatre et psychothérapeute FMH, Membre Psychanalyse am Werk, Berne

 « Hello, mon nom est Sophia, je suis un robot, j’aimerais changer le monde afin qu’il devienne meilleur »

 

Prof. Alain Ferrant

Psychologue, psychothérapeute, psychanalyste SPP (IPA)

Le fantasme : notre réalité virtuelle interne

 

Dr Michel Lévy

Psychiatre, psychanalyste, directeur de la FEDEPSY

Le nouvel opium

 

Dr Thierry Vincent

Psychiatre et psychothérapeute FMH, psychanalyste FEDEPSY, Grenoble

Des phobies scolaires aux Hakikimori, réflexions sur la cyberdépendance

 

Date

Le samedi 01 février 2020, 8h30h – 12h00 (12h00 – 13h00 apéritif dînatoire) et 13h – 17h00.

 

Lieu : CNP, site de Préfargier, 2074 Marin-Epagnier, salle des fêtes.

 

Frais d’inscription (apéritif dînatoire compris)

CHF 180.-

CHF 150.- Etudiant(e)

 

Le symposium complet équivaut à 8 unités de formation (FSP et SSPP)

Une attestation de formation sera délivrée sur place.