Cours premier cycle (cours 1 – 12)

 

1. Père et Mère

10 unités (périodes de 45 minutes)

 

Enseignant

Dr Michel Lévy

Psychiatre, Psychanalyste, ancien Directeur FEDEPSY, Strasbourg

Pour la psychanalyse, le père est avant tout une fonction (qui peut être mise en échec), que Jacques Lacan va subdiviser sur les plans imaginaire, symbolique et réel. Nous étudierons les passages des mythes à la clinique, dans cette période actuelle où est tant décrié le déclin du père. Entre le père tout-puissant et le père humilié ou absent, c’est avec le complexe d’Œdipe que l’enfant se structure avec des traces, voire des séquelles parfois indélébiles ou insurmontables. La notion de mère est quasi absente des dictionnaires psychanalytiques ! ce qui en dit long sur la difficulté à définir un concept de fonction maternelle.

Pour la psychanalyse, la mère n’existerait-elle pas? et sinon comment l’apercevoir, à travers quel défilé d’objets, de désirs, de fantasmes et de demandes? Le maternel se mesure surtout par ses effets, quand il a stigmatisé trop de présence ou trop d’absence.

 

Bibliographie

Lacan J. (1958). Les formations de l’inconscient. Paris : Seuil.

Lacan J. Notes à J. Aubry. Autres écrits. Paris : Seuil (2001).

Lacan J. D’une question préliminaire à tout traitement possible de la psychose.

Ecrits. Paris : Seuil (1966).

Lacan J. (1964). Les 4 concepts fondamentaux de la psychanalyse. Paris : Seuil.

Lacan J. (1970). L’envers de la psychanalyse. Paris : Seuil. (1991).

Lacan J. (1966). Autres écrits. Paris : Seuil.

Freud S. (1902). Naissance de la psychanalyse. Paris : PUF (2009).

Freud S. (1907-1931). La vie sexuelle. Paris : PUF (1997).

Freud S. (1913). Totem et tabou. Paris : Gallimard (1993).

Freud S. (1925). Résultats, idées, problèmes. Paris : PUF (1985).

Winnicott D.W. (1956). De la pédiatrie à la psychanalyse. Paris : Payot.

Klein M. (1927). Essai de psychanalyse. Paris : Payot (1974).

 

Dates

Les samedis 5 et 19 septembre 2020

9h15 – 12h00 (avec pause de 15’) et 13h30 – 14h45.

 

Lieu

Neuchâtel, CNP, rue de Vieux-Châtel 20, dernier étage.

 

Prix (formation continue) CHF 390.-

 

2. De l’angoisse à la phobie

10 unités (périodes de 45 minutes)

 

Enseignant: 

Alain Neuenschwander

Psychothérapeute reconnu au niveau fédéral, Psychologue spécialiste en psychothérapie FSP, Neuchâtel

A partir des deux théories de l’angoisse chez S. Freud, nous traiterons des différents types d’angoisse associés à la clinique psychanalytique.  De plus, nous considérerons les concepts tels « angoisse automatique », « signal d’angoisse », « développement d’angoisse » et « hystérie d’angoisse ». Quant à la notion de phobie, nous l’approfondirons plus particulièrement et en lien avec des exemples de cas.

 

Bibliographie

Freud S. (1926). Inhibition, symptôme et angoisse. Paris : PUF (2005).

Laplanche J. (2006). L’angoisse, tome 1, in Problématiques. Paris : PUF.

Amar N. (1997). Angoisses, tome 2, in Monographies de psychanalyse. Paris : PUF.

Quinodoz J.-M., Ségal H. (2008). La solitude apprivoisée : l’angoisse de séparation en

psychanalyse. Paris : PUF.

Denis P. (2006). Les Phobies. Collection « Que sais-je », 2946. Paris : PUF.

Kapsambelis V. (2007). L’Angoisse. Collection « Que sais-je », 3763. Paris : PUF.

 

Dates

Les jeudis 24 septembre et 1er octobre 2020

14h15 – 18h15 (avec pause de 15’).

 

Lieu

Neuchâtel, CNP, rue de Vieux-Châtel 20, dernier étage.

 

Prix (formation continue) CHF 390.-

 

3. Faut-il encore parler d’Œdipe ? Les mythes organisateurs de la théorie psychanalytique (Œdipe, Narcisse, Horde primitive, Thalassa, etc…)

15 unités (périodes de 45 minutes)

 

Enseignante

Mme Myriam Vaucher

Psychothérapeute reconnue au niveau fédéral, Psychologue spécialiste en psychothérapie FSP,

Psychothérapeute EFPP, Psychanalyste SSPsa, Vevey

La théorie psychanalytique s’élabore dans une double référence à la clinique et aux grands textes qui permettent à la civilisation de se penser. Certains grands mythes revisités (Œdipe, Narcisse) ou même produits par Freud (Le Père de la Horde primitive) servent encore de repères pour comprendre le fonctionnement psychique aujourd’hui. D’autres auteurs important ont fait appel à d’autres mythes, relevant d’autres imaginaires, tel Ferenczi, qui met en rapport origines de la vie sexuelle et Thalassa, divinité primordiale qui incarne la mer.

Dans ce séminaire, nous nous pencherons sur quelques mythes sous-tendant la théorie psychanalytique et sa compréhension de la psychopathologie. Nous nous interrogerons sur la pertinence de ces mythes et des théories qui s’y réfèrent pour nous orienter dans notre clinique aujourd’hui.

 

Bibliographie

Freud S. (1900). L’interprétation du rêve : Œdipe. Paris : PUF (2003).

Freud S. (1913). Totem et Tabou : le mythe de la Horde. Paris : Gallimard (1993).

Freud S. (1914). Pour introduire le Narcissisme, mythe de Narcisse et Echo. Paris : PUF (1969).

Ferenczi S. (1924). Thalassa, Psychanalyse des origines de la vie sexuelle précédé de Masculin et féminin. Paris : Payot (2018).

 

Bibliographie complémentaire

Anzieu D. (1970). Chapitre 2 – Freud et la mythologie. Le travail de l’Inconscient sous la direction de Anzieu Didier. Paris : Dunod, Psychismes (2009), 72-112.

Assoun P.-L. (2003). Topiques freudiennes du mythe. Thèses sur la Mythenforschunganalytique, Topique, 2003/3, 84, 173-184

(www.cairn.info/revue-topique-2003-3-page-173.htm).

 

Dates

Les samedis 7 et 21 novembre 2020

9h15 – 12h00 (avec pause de 15’) et 13h30 – 17h00.

 

Lieu

Neuchâtel, CNP, rue de Vieux-Châtel 20, dernier étage.

(Cours réservé à la formation postgrade.)

 

4. L’approche de Winnicott

10 unités (périodes de 45 minutes)

 

Enseignant

Dr Nicolas de Coulon

Psychiatre et psychothérapeute FMH, Membre superviseur EFPP, Psychanalyste formateur SSPsa –

FEP – IPA

Winnicott est l’un des psychanalystes les plus créatifs après Freud et Mélanie Klein. Pédiatre de formation, il a beaucoup contribué au développement de la psychanalyse d’enfants. Très original et créatif, clinicien hors-pair, il a introduit une subtile façon de comprendre et de s’occuper (to care) des patients, aussi bien enfants qu’adultes. Il a été le pionnier de la psychanalyse des états-limites. Ses apports sont de plus en plus connus et reconnus mais, victime de son succès, il est parfois mal compris ou trop simplifié en raison de son langage très direct et clair à propos de phénomènes psychiques complexes. Nous chercherons dans son œuvre des fils conducteurs pour en tirer quelques principes utiles à nos approches thérapeutiques.

Période 1 : la relation mère-enfant comme paradigme

Période 2 : le jeu, le holding et l’utilisation de l’objet

Période 3 : L’objet transitionnel et l’aire intermédiaire d’expérience

Période 4 : Self, faux-self et modèle du cadre.

 

Bibliographie

Kahr B. (2018). Donald Woods Winnicott, Une esquisse biographique. Paris : Ithaque.

Winnicott D.W. (1958). De la pédiatrie à la psychanalyse. Paris : Payot (1969).

Winnicott D.W. (1971). Jeu et réalité. Paris: Gallimard (1975).

Winnicott D.W. (1986). Conversations ordinaires. Paris : Gallimard (1988).

Roussillon René (2008). Le jeu et l’entre-je(u). Paris : PUF. Le fil rouge.

 

Dates

Les jeudis 26 novembre et 10 décembre 2020

14h15 – 18h15 (avec pause de 15’).

 

Lieu

Neuchâtel, CNP, rue de Vieux-Châtel 20, dernier étage.

 

Prix (formation continue) CHF 390.-

 

 5. L’enfant, son environnement et le psychanalyste

10 unités (périodes de 45 minutes)

 

Enseignants

Mme Catherine Krähenbühl

Psychologue reconnue au niveau fédéral, Psychologue spécialiste en psychothérapie FSP, Psychothérapeute EFPP, Psychanalyste en formation SSPsa, La Sarraz

Jean Pierre Waber

Psychothérapeute reconnu au niveau fédéral, Psychologue spécialiste en psychothérapie FSP, Psychothérapeute EFPP, Psychanalyste SPPsa, Lausanne

Si, selon Laurence Kahn citant Freud, éduquer l’enfant est une tâche princeps de la communauté humaine alors même que les pulsions sexuelles sont inéducables, quelle peut être la spécificité du psychanalyste pour enfants face à l’étrangeté du processus de croissance fulgurant qui les caractérise, marqué par le phénomène de l’après coup de la puberté et de l’adolescence?

Nous basant sur des textes de Maurice Berger dans « Entretiens familiaux et champ transitionnel » pour éclairer les différentes parentalités qui marquent la situation transférentielle en psychothérapie d’enfants, nous examinerons ensuite le cas d’Irène dans « Cures d’enfance », chapitre II, ainsi que le chapitre VI intitulé « Le petit primitif et l’enfant culturel » qui en fait la reprise théorique.

Nous espérons ainsi contribuer à la réflexion des psychothérapeutes d’adultes sur leur expérience du transfert et la confronter à celle des thérapeutes d’enfants d’une complexité clinique différente.

 

Bibliographie

Berger M. (1986). Entretiens familiaux et champ transitionnel. Paris : PUF.

Kahn L. (2004). Cure d’enfance (chapitre II et chapitre VI) intitulé « le petit primitif et l’enfance culturel). Paris : Gallimard.

 

Dates

Les samedis 16 et 30 janvier 2021

9h15 – 12h00 (avec pause de 15’) et 13h30 – 14h45.

 

Lieu

Neuchâtel, CNP, rue de Vieux-Châtel 20, dernier étage.

(Cours réservé à la formation postgrade)

 

6. L’usage des médicaments en psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent

5 unités (périodes de 45 minutes)

 

Enseignant

Dr Hugues Paris

Psychiatre et psychothérapeute d’enfants et d’adolescents FMH, Psychiatre et psychothérapeute FMH, Psychanalyste FEDEPSY, Neuchâtel

Les médicaments font partie intégrante des prises en charge psychiatriques de l’enfant et de l’adolescent. Ils ont également à être pensés dans le cadre de la psychothérapie. Les différents types de substances utilisées seront passés en revue. Plus précisément, le cours donnera les éléments qui permettent de connaître les possibles indications pour un traitement et d’intégrer la dimension pharmaco thérapeutique dans le travail psychanalytique avec l’enfant et l’adolescent.

 

Dates

Le jeudi 18 février 2021

14h15 – 18h15 (avec pause de 15’).

 

Lieu

Neuchâtel, CNP, rue de Vieux-Châtel 20, dernier étage.

 

Prix (formation continue) CHF 195.-

 

7. L’hystérie: entre neurologie et psychanalyse

10 unités (périodes de 45 minutes)

 

Enseignant

Dr Jean-Daniel Sauvant

Psychiatre et psychothérapeute FMH, membre Psychoanalyse am Werk, Berne

L’hystérie, une maladie ou un trouble, reste jusqu’à nos jours un phénomène mystérieux et quelque part insaisissable. Rien que les mots « hystérie » ou « hystérique » représentent d’ailleurs l’exemple type d’un terme galvaudé. Il est bien connu que la naissance de la psychanalyse est indissociable de l’hystérie. En effet, le jeune Sigmund Freud restera fortement impressionné et influencé par son séjour à la Salpêtrière auprès de Jean-Martin Charcot. Dix ans après, il publiera en 1895 avec son ami et mentor Josef Breuer les « Études sur l’hystérie » que certains considèrent comme le livre originaire de la psychanalyse.

Est-ce que l’hystérie en tant que maladie a disparu? Les patientes présentées dans le livre de Breuer/Freud souffraient-elles réellement de troubles hystériques ou faut-il réviser ces diagnostics ? Peut-on encore utiliser ce diagnostic et si oui, dans quelle acception? Si l’hystérie existe encore, relève-t-elle du domaine de la neurologie ou de la psychanalyse? Nous tenterons dans ce séminaire d’apprivoiser ces questions et de voir quelles conséquences cela peut avoir pour le travail clinique.

 

Bibliographie

Ellenberger Henri F. (1995). Médecines de l’âme, 207-225, 353-374. Paris : Fayard.

Freud S. (1893-1895). Études sur l’hystérie. Œuvres complètes, vol. II. Paris : PUF (2009).

Israël L. (2001). L’hystérique, le sexe et le médecin. Paris : Masson.

 

Dates

Les jeudis 11 et 18 mars 2021

14h15 – 18h15 (avec pause de 15’).

 

Lieu

Neuchâtel, CNP, rue de Vieux-Châtel 20, dernier étage.

 

Prix (formation continue) CHF 390.-

 

8. Le cadre dans tous ses états: settings et indications

10 unités (périodes de 45 minutes)

 

Enseignant

Dr John Lippens

Psychiatre et psychothérapeute FMH, Membre superviseur EFPP, Lausanne

Le cadre est un élément essentiel de la pratique psychanalytique et psychothérapeutique, puisqu’il est porteur du processus. Nous passerons successivement en revue son histoire

(de Freud à la psychanalyse contemporaine), les éléments qui le constituent (de la fréquence aux règles de base) et les concepts qui en sont issus (de la neutralité au passage à l’acte). Nous inclurons la question de l’indication (quel cadre pour quel patient et pour quel thérapeute?) dans notre réflexion.

Nous tenterons aussi de tirer des enseignements des bouleversements que le cadre a subi suite à la pandémie de coronavirus, notamment l’utilisation du téléphone ou de la visioconférence pour les psychothérapies.

En pratique:

Comment poser un cadre ?

L’argent, un élément du cadre ?

Divan ou fauteuil?

Peut-on modifier un cadre en cours de route?

Souplesse du cadre?

 

Bibliographie

Etchegoyen H. (2005). Fondements de la technique psychanalytique. Paris : Hermann.

Freud S. (1904-1919). La technique psychanalytique. Paris : PUF (2013).

Roussillon R. (2007). Logiques et archéologiques du cadre psychanalytique. Paris : PUF.

Winnicott D.W. (1969). De la pédiatrie à la psychanalyse. Paris : Payot (1989).

Tisseron S. (2012). Rêver, fantasmer, virtualiser. Paris : Dunod.

 

Dates

Les samedis 13 et 27 mars 2021

9h15 – 12h00 (avec pause de 15’) et 13h30 – 14h45.

 

Lieu

Neuchâtel, CNP, rue de Vieux-Châtel 20, dernier étage.

 

Prix (formation continue) CHF 390.-

 

9. Psychopharmacologie « adultes »

5 unités (périodes de 45 minutes)

 

Enseignant 

Dr Umberto Giardini

Psychiatre et psychothérapeute FMH, Neuchâtel

Description des principales classes de médicaments psychotropes, et de leurs effets psychologiques et physiologiques: antidépresseurs, neuroleptiques, anxiolytiques, hypnotiques, stabilisateurs thymiques, psychostimulants et stimulants cognitifs.

Faire connaître les mécanismes d’action de ces médicaments, les principes de la pharmacocinétique et de la pharmacodynamique, parler des effets secondaires et des alternatives aux médicaments. Comment ces médicaments s’inscrivent dans une approche psychiatrique et psychothérapeutique intégrée (TPPI).

 

Bibliographie

Millet B., Vanelle J.-M., & Benyaya J. (2010). Prescrire les psychotropes. Paris : Masson.

Calanca A., Bryois Ch. & Buclin T. (1996). Vade-mecum de thérapeutique psychiatrique.

Genève : Médecine & Hygiène.

Stahl S.M. (2002). Psychopharmacologie essentielle. Paris : Flammarion.

 

Date

Le jeudi 22 avril 2021

14h15 à 18h15 (pause 15’).

 

Lieu

Neuchâtel, CNP, rue de Vieux-Châtel 20, dernier étage.

 

Prix (formation continue) CHF 195.-

 

10. Evaluation des psychothérapies psychanalytiques :  evidence-b(i)ased practices

5 unités (périodes de 45 minutes)

Enseignant 

Dr Yves de Roten

Docteur en psychologie, Maître d’enseignement et de recherche, Privat-docent, Responsable du Centre de recherche en psychothérapie, Université de Lausanne

L’examen du statut empirique des psychothérapies psychanalytiques démontre la place occupée par cette forme de psychothérapie dans la pratique basée sur les données probantes (Evidence-Based Practice), une voie empruntée par la psychologie et la médecine depuis de nombreuses années. Cependant, ce modèle méthodologique, basée sur les essais randomisés contrôlés (ERC), est sensible à plusieurs biais – des limites en d’autres termes – qu’il est important de savoir repérer. Le modèle de la triangulation des preuves, basés sur une diversité de méthodes scientifiquement fondées, apporte une solution pour contrôler ces biais et offre de nouvelles perspectives sur la distinction fondamentale pour le clinicien entre efficience (efficacité d’un traitement établi dans des situations contrôlées) et utilité (apport pour la pratique clinique).

Jacques Barber, dans un article publié en 2009, qui reprend son discours en tant que président de la Society for Psychotherapy Research, met en lumière trois conflits de base qui agitent encore et toujours la recherche : Est-ce que les ERC sont une bénédiction ou une calamité? Est-ce que le changement en psychothérapie est affaire d’alliance ou de technique? Est-ce que c’est le patient ou le thérapeute qui détermine les résultats? En examinant chacun de ses conflits, nous chercherons à montrer en quoi la recherche actuelle constitue une véritable science clinique utile au clinicien.

Bibliographie

Barber J. (2009). Toward a working through of some core conflicts in psychotherapy.

Psychotherapy Research, 19, 1-12. USA (Montana) : Kessinger Publishing.

Despland J.-N., de Roten Y., & Kramer U. (2018). L’évaluation des psychothérapies. Paris : Lavoisier.

Hoglend P. (2014). Exploration of the patient-therapist relationship in psychotherapy. American Journal of Psychiatry, 171, 1056-66.

Leichsenring F., Leweke F., Klein S., & Steinert C. (2015). The empirical status of psychodynamic psychotherapy – An update: Bambi’s alive and kicking. Psychotherapy and Psychosomatics, 84, 129-148.

Stricker G., Marvin R. & Goldfried M. R. (2019). The gap between science and practicie:

A conversation. Psychotherapy, 56(1), 149-155.

 

Date

Le samedi 24 avril 2021

9h15 – 12h00 (avec pause de 15’) et 13h30 – 14h45.

 

Lieu

Neuchâtel, CNP, rue de Vieux-Châtel 20, dernier étage.

(Cours réservé à la formation postgrade.)

 

11. Les éprouvés du psychothérapeute en regard du patient; questions autour du contre-transfert

10 unités (périodes de 45 minutes)

 

Enseignant

Alain Neuenschwander

Psychothérapeute reconnu au niveau fédéral, Psychologue spécialiste en psychothérapie FSP, Neuchâtel

La qualité de la relation thérapeutique est un des facteurs les plus importants dans le soin au patient. Mais les éprouvés du psychothérapeute, parties intégrantes de la relation thérapeutique, sont-ils toujours des contre-transferts? Nous revisiterons le concept du contre-transfert sur la base de vignettes cliniques.

 

Bibliographie

Tracy S. (2016). Transfert et contre-transfert : la relation patient /thérapeute. Archamps : Editions Jouvence.

Searles H. (2005). Le contre-transfert. Paris : Folio.

 

Dates

Les jeudis 03 et 17 juin 2021

14h15 – 18h15 (avec pause de 15’).

 

Lieu

Neuchâtel, CNP, rue de Vieux-Châtel 20, dernier étage.

 

Prix (formation continue) CHF 390.-

 

12. La culpabilité et la honte

10 unités (périodes de 45 minutes)

 

Enseignant

Prof. Alain Ferrant

Psychologue, Psychothérapeute, Psychanalyste, Membre titulaire de la SPP (IPA), Lyon

On différencie classiquement la honte et la culpabilité à partir des rapports qu’elles en­tretiennent avec les instances psychiques. La culpabilité exprime une tension entre le moi et le surmoi à partir de la transgression effective ou fantasmée d’un interdit. Elle renvoie globalement à l’organisation œdipienne à travers l’interdit de l’inceste. La honte signe plutôt une situation de tension entre le moi et l’idéal du moi. Elle té­moigne de l’échec du moi au regard de son projet narcissique. Dans la honte, le moi n’est pas fautif mais indigne. Une autre distinction entre culpabilité et honte tient en ce que la culpabilité résulte des attaques du sujet contre ses objets d’amour qu’il redoute d’avoir fantasmatiquement détruit. La honte, par contre, découle plutôt d’une attitude spécifique de l’objet vis-à-vis du sujet. Le sujet se sent rejeté, « abjecté », par l’objet qui se détourne de lui. En ce sens, culpabilité et honte signent a priori des dynamiques opposées du lien entre le su­jet et l’ob­jet. La honte renverrait davantage à une défaillance de l’environnement prenant la forme d’une disqualification du sujet. Elle contient toujours la trace d’une relative défaillance de la fonction réfléchissante de l’environnement. La culpabilité peut apparaître a priori plus élaborée, plus subjectivée que la honte. On distingue quatre destins de l’affect de honte : l’enfouissement, le retournement exhibition, l’identification projective et la création artistique. L’émergence de la honte dans le travail psychothérapeutique fera l’objet d’une réflexion spécifique.

 

Bibliographie

Ciccone A., Ferrant A. (2015). Honte, culpabilité, traumatisme. Paris : Dunod.

Ferrant A. (2015). Clinique de la double vie : l’équilibre et la précarité. La sexualité masculine, sous la direction de Janin-Oudinot M., Durieux M.-C., Danon-Boileau L., 115 – 130.

Paris : PUF.

Freud S. (1923). Le moi et le ça. OCF-P XVI. 255-302. Paris : PUF (1991).

Gaulejac (de) V. (1996). Les sources de la honte. Paris : Desclée de Brouwer.

Guillaumin J. (1973). Culpabilité, honte et dépression. Revue française de psychanalyse, Tome XXXVII, Numéro spécial congrès, 983-1006. Paris : PUF.

Janin C. (2007). La honte, ses figures et ses destins. Paris : PUF.

Roussillon R. et al. (2007). Manuel de psychologie et de psychopathologie clinique générale. Paris : Masson.

Tisseron S. (1992). La honte, psychanalyse d’un lien social. Paris : Dunod.

 

Dates

Le jeudi 10 juin 2021 14h15 à 18h15 (avec pause de 15’)

Le samedi 19 juin 2021 9h15 – 12h00 (avec pause de 15’) et 13h30 – 14h45.

 

Lieu

Neuchâtel, CNP, rue de Vieux-Châtel 20, dernier étage.

 

Prix (formation continue) CHF 390.-

 

Cours deuxième cycle (cours 13 -22)

13. L’interprétation

10 unités (périodes de 45 minutes)

 

Enseignant

Prof. Alain Ferrant

Psychologue, Psychothérapeute, Psychanalyste, Membre titulaire de la SPP (IPA), Lyon

La notion d’interprétation, dans le domaine psychanalytique, renvoie à trois dimensions complémentaires et indissociables ;

– Interpréter c’est donner du sens, c’est signifier. Mais le sens, en psychanalyse, n’est jamais uniforme : il n’y a pas un sens mais plusieurs sens possibles dans la mesure où on ne rencontre pas de butée ultime. Cette perspective renvoie aux notions d’associativité, de symbolisation et de représentation. De plus, on interprète habituellement en mots, mais on peut interpréter en gestes et en actes, par exemple dans le psychodrame psychanalytique.

– Interpréter c’est jouer. Le sens commun associe l’interprétation d’une œuvre musicale ou d’une pièce de théâtre à un jeu. Le jeu implique la dimension de la transitionnalité. Engager un travail analytique, au sens large, c’est engager un jeu à mi-chemin entre réalité et rêve. Jouer c’est faire semblant pour de vrai et incarner. La dimension du corps est partie prenante du travail interprétatif.

– Interpréter c’est enfin donner sens au transfert. Classiquement, interpréter le transfert c’est référer ce qui se passe dans l’ici et maintenant de la séance à un autre temps et un autre lieu. Il faut cependant distinguer le transfert « pour » interpréter et le transfert « à » interpréter. Deux notions essentielles doivent être prises en considération : l’après-coup et la répétition. Interpréter le transfert suppose de comprendre ce qui se transfère et comment ça se transfère.

 

Bibliographie

Chouvier B., Roussillon R. et al. (2008). Corps, acte et symbolisation. Paris : Dunod.

Freud S. (1923). Le moi et le ça. OCF-P XVI. Paris : PUF (1991).

Freud S. (1937). Constructions dans l’analyse. OCF-P XX. Paris : PUF (2010).

Roussillon R. et al. (2015). Manuel de psychologie et de psychopathologie clinique générale.

Paris : Masson.

Winnicott D.-W. (1971). Jeu et réalité. Paris : Gallimard (1975).

Revues :

Le Présent de la Psychanalyse. Le refoulement en héritage. (Janvier 2020, 03).

Revue Française de Psychanalyse. Interpréter (Décembre 2017). Tome LXXXI, 5.

Revue Française de Psychanalyse. L’enfant modèle (Mars 2020). Tome LXXXIV, 1.

 

Dates

Les samedis 03 et 17 octobre 2020

9h15 – 12h00 (avec pause de 15’) et 13h30 – 14h45.

 

Lieu

Neuchâtel, CNP, rue de Vieux-Châtel 20, dernier étage.

 

Prix (formation continue) CHF 390.-

 

14. La destructivité

10 unités (périodes de 45 minutes)

 

Enseignant

Dr Nicolas de Coulon

Psychiatre et psychothérapeute FMH, Membre superviseur EFPP, Psychanalyste formateur SSPsa –

FEP – IPA

La destructivité joue un rôle fondamental dans le fonctionnement psychique même si elle n’est pas toujours reconnue comme telle. Clairement présente dans l’œuvre freudienne dès la seconde métapsychologie (deuxième topique) qui distingue entre pulsion de vie et pulsion de mort, elle se voit régulièrement écartée des réflexions qui privilégient la libido. L’abord clinique des organisations psychotiques ou limites impose toutefois de la prendre en considération. Il est donc important de nous familiariser avec ses diverses manifestations et de nous préparer à en tenir compte dans nos approches thérapeutiques ; nous travaillerons aussi à partir d’exemples cliniques issus de la pratique de l’enseignant et des participants.

Périodes 1 et 2 : Les théories psychanalytiques de la destructivité : Freud, Ferenczi, Mélanie Klein, Bion W.R., André Green.

Périodes 3 et 4 : Applications dans les soins : Repérages cliniques et réponses thérapeutiques.

 

Bibliographie

Freud S. (1920). Au-delà du principe de plaisir. Essais de psychanalyse. Paris : Payot (1981).

Klein M. (1957). Envie et gratitude. Paris : Gallimard (1968).

Winnicott D.W. (1950). L’agressivité et ses rapports avec le développement affectif.  De la pédiatrie à la psychanalyse. Paris : Payot (1969).

Green A. (2010). Pourquoi les pulsions de destruction ou de mort ? Paris : Ithaque.

Perelberg R. (2004). Violence et suicide. Paris : PUF.

 

Dates

Les jeudis 29 octobre et 12 novembre 2020

14h15 – 18h15 (avec pause de 15’).

 

Lieu

Neuchâtel, CNP, rue de Vieux-Châtel 20, dernier étage.

 

Prix (formation continue) CHF 390.-

 

 15. L’autorité dans la famille

10 unités (périodes de 45 minutes)

 

Enseignant 

Dr Michel Lévy

Psychiatre, Psychanalyste, ancien Directeur FEDEPSY, Strasbourg

La première journée va être un survol de ce qu’est l’autorité dans la famille.

Ce microcosme institutionnel est la première instance de socialisation. Le groupe familial reflète les données du malaise dans la civilisation.

Le temps de l’adolescence est le paradigme de toute crise intra familiale.

L’inconscient est le social, le Réel fait retour dans la famille devant les troubles de la symbolisation.

La deuxième journée va être un atelier clinique où chaque étudiant sera libre de décrire un cas clinique problématique pour lui.

Chacun pourra aussi partager ses propres questionnements sur les instances familiales et leurs rapports à la psychanalyse.

 

Bibliographie

Lacan J. (1984). Les complexes familiaux. Paris : Seuil.

Lacan J. (1957). La relation d’objet. Paris : Seuil.

Lacan J. (1966). Autres écrits. Paris : Seuil.

Freud S. (1905). Trois essais sur la théorie sexuelle. Paris : PUF (2010).

Freud S. (1920). Névrose, psychose, perversion. Paris : PUF (1973).

Freud S. (1971). Malaise dans la civilisation. Paris : PUF. (1989).

 

Dates

Les samedis 28 novembre et 12 décembre 2020

9h15 – 12h00 (avec pause de 15’) et 13h30 – 14h45.

 

Lieu

Neuchâtel, CNP, rue de Vieux-Châtel 20, dernier étage.

 

Cours réservé à la formation postgrade.


16. A l’écoute des deux courants du transfert

15 unités (périodes de 45 minutes)

 

Enseignante

Mme Myriam Vaucher

Psychothérapeute reconnue au niveau fédéral, Psychologue spécialiste en psychothérapie FSP,

Psychothérapeute EFPP, Psychanalyste SSPsa, Vevey

 

Cet enseignement comprend une partie plus théorique et une autre clinique où chaque étudiant sera amené à préparer du matériel en lien avec le thème.

Classiquement, le modèle de la névrose porte à penser le transfert comme transfert sur le psychothérapeute d’une image, celle de l’objet trouvé par la pulsion. Une considération du transfert à partir de la mélancolie ou de sa dimension narcissique, permet de penser le transfert dans la situation. Le psychothérapeute, est à l’écoute de ces deux dimensions du transfert, s’articulant tout au long de la psychothérapie.

 

Bibliographie

Godfrind J. (2015). Les deux courants du transfert. Paris :  PUF.

Rolland J.-C. (2014). Le répondant de la pulsion. Libres cahiers pour la psychanalyse,

29, 139-156. Paris : In Press.

 

Dates

Les samedis 09, 23 janvier et 06 février 2021

9h15 – 12h00 (avec pause de 15’) et 13h30 – 14h45.

 

Lieu

Neuchâtel, CNP, rue de Vieux-Châtel 20, dernier étage.

 

Cours réservé à la formation postgrade.

 

17. Le rêve en psychanalyse

10 unités (périodes de 45 minutes)

 

Enseignant

Dr Olivier Bonard

Psychiatre-psychothérapeute FMH, Psychanalyste formateur SSPsa, Lausanne

La formation vise à développer ses capacités de travailler grâce au rêve avec ses patients en psychothérapie de transfert. Partant de nos cliniques, nous parcourrons le sommaire suivant :

–     Dormir pour rêver – l’élaboration psychique par le rêve – hypothèses neurologiques et

psychanalytiques

–     Rêver pour dormir – l’équilibre pulsionnel en rêve

–     Rêver pour être son propre analyste en séance : le transfert de l’infantile

–     Freud et son auto-analyse par les rêves, ses découvertes et ses refus

–     Les gains narcissiques du rêve – les rêves d’angoisse – le sens de la répétition

–     La technique de l’interprétation du rêve en séance aujourd’hui

–     La métapsychologie construite sur le rêve

–     Rêver – renverser – revoir

–     Visibilité des processus primaires et des défenses secondaires – visibilité des défenses –

l’identification

–     Quelques rêves de patients / quelques rêves à soi : l’échange groupal à travers les rêves

 

Bibliographie

Collectif (2007). Frondaisons et arborescence des rêves. Nouvelles perspectives.

Le Coq-Héron, 191. Toulouse : Érès.

Collectif (2006). Regards sur le rêve. Revue Libres cahiers pour la psychanalyse, 14.

Paris :  In Press.

Freud S. (1900). L’interprétation des rêves. Paris : PUF (2003).

Tassin J. (2016). La mémoire vue par un neurobiologiste et à l’usage éventuel des

psychanalystes. Revue française de psychanalyse, T.80, 2, 435-448. Paris : PUF.

Tassin J., Tisseron S. (2014). Les 100 mots du rêve. Paris : PUF.

 

Dates

Les jeudis 14 janvier, 4 février et 25 mars 2021

16h15 à 19h00 (pause 15’).

 

Lieu

Neuchâtel, CNP, rue de Vieux-Châtel 20, dernier étage.

 

Cours réservé à la formation postgrade.

 

18. La sublimation

10 unités (périodes de 45 minutes)

 

Enseignante 

Dr Liliane Schaffner

Psychiatre et psychothérapeute FMH, Membre Psychanalyse am Werk, Berne

En psychanalyse, le mot sublimation décrit un processus psychique inconscient qui rend compte, pour Freud, de l’aptitude de la pulsion sexuelle à remplacer un objet sexuel par un objet non sexuel (connoté de certaines valeurs et idéaux sociaux) et à échanger son but sexuel initial contre un autre but, non sexuel, sans perdre notablement en intensité. (Chemama R., Vandermersch B. : Dictionnaire de la Psychanalyse, Larousse)

Au long de son œuvre, Freud revient encore et toujours à la sublimation, sans toutefois parvenir à une théorie constituée à ce sujet. Il est connu qu’il a détruit tout un essai consacré à cette thématique. D’autres auteurs après lui ont repris la question, dont Lacan, qui fut le premier à en élaborer des fondements théoriques cohérents.

Malgré la confusion dont elle fait l’objet, nous ne pouvons cependant nous passer de la discussion de la sublimation, qui garde tout son intérêt surtout à une époque comme la nôtre, où l’articulation de la pulsion tend de plus en plus à une jouissance illimitée des pulsions partielles, ou, dû par exemple à des mesures comme le confinement que nous vivons actuellement, il est fort possible que le traitement de la pulsion exige des modifications importantes.

Au cours du séminaire nous aborderons les points de vue théoriques de Freud et de Lacan concernant la pulsion et la sublimation, sans négliger les aspects cliniques et sociaux en rapport à ce sujet.

 

Bibliographies

Freud S. (1908). « La morale sexuelle civilisée » et la maladie nerveuse des temps modernes. Altramenta (bibliothèque en ligne) (2011).

Freud S. (1910). Un souvenir d’enfance de Léonard de Vinci. Paris : Gallimard (1927).

Freud S. (1915). Pulsions et destins des pulsions. Paris : Gallimard (1986).

Porge E. (2018). La sublimation, une érotique pour la psychanalyse. Toulouse : Érès.

Duras M. (1964). Le ravissement de Lol V. Stein. Paris : Gallimard, collection « Folio ».

 

Dates

Annulé / Les samedis 13 et 20 février 2021

9h15 – 12h00 (avec pause de 15’) et 13h30 – 14h45.

Nouvelles dates  :

Jeudis 27 mai et 24 juin 2021

14h15 – 18h15 (avec pause de 15′)

 

Lieu

Neuchâtel, CNP, rue de Vieux-Châtel 20, dernier étage.

 

Prix (formation continue) CHF 390.-

 

19. L’intériorisation (Verinnerlichung) en clinique et en théorie psychanalytique

10 unités (périodes de 45 minutes)

 

Enseignant

Jean Pierre Waber

Psychothérapeute reconnu au niveau fédéral, Psychologue spécialiste en psychothérapie FSP, Psychanalyste SPPsa, Lausanne

Dans un article qui a fait date, « The Waning of the Oedipus Complex » (1979), Hans Loewald, un auteur peu connu en pays francophones, soulève une question importante concernant le Complexe d’Œdipe: Que signifie le fait de dire que les relations d’objet œdipiennes sont intériorisées dans le processus d’organisation du surmoi?

Nous essaierons de suivre son argument d’un processus métamorphique, restituant les relations œdipiennes perdues sous forme de relations intrapsychiques structurelles, où la mise en place du surmoi réhabilite l’autorité parentale sous une forme transformée, c’est-à-dire reprise par un enfant responsable de lui-même et de sa place dans la succession des générations.

Cette « autre perspective », complémentaire de celle de Freud, pourrait approfondir et consolider notre perlaboration contre-transférentielle dans l’analyse et la compréhension de processus non-névrotiques.

En l’absence de traduction française de l’article originel, nous baserons notre exploration théorique sur celui de Thomas Ogden dans l’Année Psychanalytique Internationale 2007:

 

Bibliographie

Ogden T. (2007). « Lire Loewald : Œdipe revisité ». Cairn. Info 2007/1, 45-59. (www.cairn.info/revue-l-annee-psychanalytique-internationale-2007-1-page-45.htm).

Kahn L. (2004). Le petit primitif et l’enfant culturel, in Cures d’enfance. Paris : Gallimard.

 

Dates

Les samedis 06 et 20 mars 2021

9h15 – 12h00 (avec pause de 15’) et 13h30 – 14h45.

 

Lieu

Neuchâtel, CNP, rue de Vieux-Châtel 20, dernier étage.

 

Cours réservé à la formation postgrade.

 

20. Les régressions intrapsychiques

10 unités (périodes de 45 minutes)

 

Enseignant

Dr Jean-Michel Porret

Psychanalyste, membre titulaire du CIPA (Paris), Psychiatre et psychothérapeute d’enfants et d’adolescents FMH, Cugy.

Il ne fait aucun doute que le psychisme humain est le lieu de mouvements régressifs divers et que certains d’entre eux sont même essentiels à son meilleur fonctionnement. Ils existent au cours du développement, tant normal que pathologique, de l’appareil psychique et dans la psyché de l’adulte que celle-ci soit rattachable aux variations de la norme ou à une organisation pathologique.

Ce séminaire aura comme objectif de réviser le concept de régression dans la théorie psychanalytique classique mise à jour. Les différents types de régression et leurs effets seront étudiées et en particulier ceux qui sont impliqués dans les formes de pathologies les plus récentes et les moins suffisamment explorées, à savoir dans les structures non névrotiques et non franchement psychotiques.

La référence à la régression dans la cure analytique des patients qui présentent ces structures pathologiques, telle qu’elle a été avancée D.W. Winnicott en 1954, sera réévaluée et mise en cause. À la place, une autre conception de la conduite de la cure analytique de ces patients sera proposée.

 

Bibliographie

Lacan J. (1955). Les embarras de la régression, Le séminaire, livre II – Le moi dans la théorie de Freud et dans la technique de la psychanalyse, 163-175. Paris : Seuil (1978).

Porret J.-M. (2020). Les régressions intrapsychiques. Paris : L’Harmattan.

Winnicott D.W. (1954). Les aspects métapsychologiques et cliniques de la régression au sein de la situation analytique. De la pédiatrie à la psychanalyse, 131-148. Paris : Payot (1969).

 

Dates 

Les jeudis 01 et 29 avril 2021

14h15 – 18h15 (avec pause de 15’).

 

Lieu 

Neuchâtel, CNP, rue de Vieux-Châtel 20, dernier étage.

 

Prix (formation continue) CHF 390.-

 

 21. Désarroi dans la filiation

10 unités (périodes de 45 minutes)

 

Enseignant

Dr Thierry Vincent

Psychiatre et psychothérapeute FMH, Psychanalyste FEDEPSY, Grenoble

Des conflits identitaires (et politiques) ont éclaté en Europe à propos du mariage homosexuel, de l’adoption homoparentale ou de la procréation médicalement assistée pour les couples homosexuels, voire de la Gestation pour Autrui, tous dispositifs qui semblent remettre profondément en cause, les idées traditionnelles liées à l’identité sexuelle, la différence des sexes, les rôles dévolus classiquement aux hommes et aux femmes et plus avant, le processus de filiation. Des prises de position abruptes et contradictoires ont été prises sur ces questions parfois de la part même de psychanalystes.

Mais au fond qu’est-ce qu’une mère, un père au sens psychanalytique du terme? Nous travaillerons ces questions dans ce séminaire autour de textes de Freud et de Lacan mais aussi à l’aide des réflexions de quelques philosophes ou de sociologues.

 

Bibliographie

Badinter E. (1992). XY de l’identité masculine. Paris : O. Jacob.

Badinter E. (2001). Le conflit, la femme et la mère. Paris : Hachette.

Bourdieu P. (1998). La domination masculine. Paris : Seuil.

Eribon D. (1999). Réflexion sur la question Gay. Paris : Fayard.

Freud S. (1905). Trois essais sur la théorie de la sexualité. Paris : PUF (2010).

Foucault M. (1997). Histoire de la sexualité. Paris : Gallimard.

Lacan J. (1981). Séminaire III « Les psychoses ». Paris : Seuil.

Platon. Le banquet. Paris : Flammarion (2007).

Schneider M. (2002). Big Mother. Paris : O. Jacob.

Théry I. (2007). La distinction des sexes une nouvelle approche de l’égalité : Paris : O. Jacob.

Tort M. (2005). Fin du dogme paternel. Paris : Aubier.

Vincent T. (2002). L’indifférence des sexes. Toulouse : Arcanes Érès.

Vincent T. (à paraître). La condition de l’homme monothéiste et la démocratie.

Dates

Les samedis 08 et 29 mai 2021

9h15 – 12h00 (avec pause de 15’) et 13h30 – 14h45.

 

Lieu

Neuchâtel, CNP, rue de Vieux-Châtel 20, dernier étage.

 

Prix (formation continue) CHF 390.-

 

22. Les expériences ludiques infantiles : enjeux, fonctions, destins

10 unités (périodes de 45 minutes)

 

Enseignant

Prof. Albert Ciccone

Psychologue, Psychothérapeute, Psychanalyste, Président de l’ALPACE, Lyon

Lorsqu’on évoque l’infantile en psychanalyse, on fait essentiellement référence aux expériences traumatiques, douloureuses, qui façonnent le développement de la personnalité. Mais on ne doit pas oublier les expériences heureuses qui, évidemment, sont aussi importantes. Nous explorerons les enjeux et les fonctions du ludique, chez le bébé, l’enfant, et chez tout sujet tout au long de la vie. Le jeu, et ses différents ingrédients (plaisir, surprise, étonnement, humour, métaphore…), est essentiel à la vie, à la croissance mentale. Le « moi ludique » est à la source de la créativité en général, permet d’affronter et de dépasser les tourments, les traumatismes, est le garant de l’espoir, de la confiance en soi et de la confiance dans le monde. Il est essentiel au travail du parent, comme du soignant, du psychanalyste, de l’éducateur, de tous ceux qui ont la responsabilité d’aider un autre (ou plusieurs autres) à grandir. La souffrance psychique, à tous les âges, est souvent l’effet d’expériences ludiques infantiles qui ont manqué ou ont été empêchées, et le soin psychique psychanalytique consiste à retrouver les conditions de possibilité du ludique.

 

Bibliographie

Alvarez A. (1992). Une présence bien vivante. Larmor-Plage : Éditions du Hublot (1997).

Bettelheim B. (1976). Psychanalyse des contes de fée. Paris : Robert Laffont (1999).

Ciccone A. et al. (2020). Les Expériences ludiques infantiles – destins et traces. Paris : Dunod.

Ciccone A., Lhopital, M. (2019). Naissance à la vie psychique. Troisième édition refondue, augmentée et mise à jour. Paris : Dunod.

Freud S. (1908). Le créateur littéraire et la fantaisie. L’Inquiétante Étrangeté et Autres Essais, 29-46. Paris : Gallimard (1985).

Klein M. (1955). La technique psychanalytique du jeu : son histoire et sa signification. La Psychiatrie de l’enfant, vol. XXIV, fasc. 1, 197–221. (1981).

Marcelli D. (2000). La Surprise, chatouille de l’âme. Paris : Albin Michel.

Phillips A. (2018). L’importance de la communication précoce et ludique. Ciccone (dir), Les Traces des expériences infantiles, 81-98. Paris : Dunod.

Resnik S. (1994). Espace mental. Toulouse : Érès.

Resnik S. (2005). Culture, Fantasme et Folie. Rencontre avec Salomon Resnik, proposé par Pierre Delion. Toulouse, Érès.

Winnicott D.W. (1971). Jeu et Réalité. L’espace potentiel. Paris : Gallimard (1975).

 

Dates

Les samedis 12 et 26 juin 2021

9h15 – 12h00 (avec pause de 15’) et 13h30 – 14h45.

 

Lieu

Neuchâtel, CNP, rue de Vieux-Châtel 20, dernier étage.

 

Prix (formation continue) CHF 390.-


 

Cours communs premier et deuxième cycle (cours 23 -25)

 

23. Fondamentaux des systèmes juridiques, sociaux et sanitaires et leurs institutions dans la pratique psychothérapeutique

5 unités (périodes de 45 minutes)

 

Enseignants

Mme Simone Montavon Vicario

Psychothérapeute reconnue au niveau fédéral, Psychologue spécialiste en psychothérapie FSP, Porrentruy

Olivier Voirol

Psychothérapeute reconnu au niveau fédéral, Psychologue spécialiste en psychothérapie FSP, La Chaux-de-Fonds

 

Seront abordés et discutés en commun, notamment;

  • Le cadre juridique et le cadre social au sein du système de santé suisse avec les lois fédérales et cantonales,
  • Les contextes professionnels de la pratique des psychologues exerçant la

psychothérapie avec différentes populations,

  • Les droits et obligations ainsi que les différents modèles d’emploi (institutions, pratique privée) des psychologues-psychothérapeutes,
  • Les rapports avec les autres professionnels.

Tout en considérant la déontologie, les limitations et devoirs de communications, etc…

 

Bibliographie

Loi sur les professions de la psychologie, LPsy du 18 mars 2011 (RS 935.81).

Ordonnance sur les professions de la psychologie, OPsy du 15 mars 2013 (RS 935.811).

Ordonnance du DFI sur l’étendue et l’accréditation des filières de formation postgrade des professions de psychologie AccredO-LPsy du 25 novembre 2013 (RS 935.811.1).

Enquête structurelle sur la psychothérapie effectuée par des psychologues en Suisse. Etude BASS (2012.)

Code de déontologie FSP.

 

Date

Le jeudi 21 janvier 2021

14h15 – 18h15 (avec pause de 15’).

 

Lieu

Neuchâtel, CNP, rue de Vieux-Châtel 20, dernier étage.

 

Cours réservé à la formation postgrade.

 

24. Idées et gestes suicidaires dans les institutions de soins psychiques : quelle(s) place(s) pour la complexité de la rencontre avec le patient et la subjectivité ?

5 unités (périodes de 45 minutes)

 

Enseignant

Dr Stéphane Saillant

Psychiatre et psychothérapeute FMH, Neuchâtel

La rencontre clinique avec un patient suicidaire est hautement complexe de par plusieurs mécanismes qui se mettent très rapidement en jeu, dès que le contact s’opère dans la séance en face-à-face. Non seulement la question elle-même du suicide vient interroger le patient sur sa propre représentation de la mort, mais encore cette problématique vient interroger (et souvent percuter) les soignants sur cette même thématique, rendant la rencontre complexe et semée d’embuches. L’objectif principal de ce cours est de pouvoir entre autre apprendre à aborder non seulement les aspects transférentiels, mais largement les aspects contre-transférentiels. Loin de l’idée que ce cours donne des réponses « toutes faites », l’ambition est de pouvoir explorer d’autres manières d’aborder la question suicidaire en clinique.

 

Bibliographie

Shea S. C. (2008). Evaluation du potentiel suicidaire : comment intervenir pour prévenir.

Paris : Elsevier Masson.

Vandevoorde J. (2013). Psychopathologie du suicide. Paris : Dunod.

Dorogi Y., Saillant S, & Michaud L. (2019). Les enjeux de la rencontre avec la personne

suicidaire. Apports du Groupe romand prévention suicide (GRPS). Revue Médicale Suisse 2019 Mar 20; 15(643), 644-649. Genève : Médecine et Hygiène.

Sous la direction de Laurent Michaud & Charles Bonsack (2017). Prévention du suicide :

rencontrer, évaluer et intervenir. Genève : Médecine et Hygiène.

 

Date

Le jeudi 20 mai 2021

14h15 à 18h15 (avec pause de 15’).

 

Lieu

Neuchâtel, CNP, rue de Vieux-Châtel 20, dernier étage.

 

Cours réservé à la formation postgrade.

 

25. Analyse de la série « Black Mirror » (extraits choisis)

5 unités (périodes de 45 minutes)

 

Enseignant

Dr Michel Lévy

Psychiatre, Psychanalyste, ancien Directeur FEDEPSY, Strasbourg

Dans la suite du symposium dernier et dans le prolongement des séminaires de cette

année sur le père, la mère et la famille, nous allons visionner quelques extraits de la

série « Black Mirror ».

Le futur n’est pas loin, l’omniprésence de la surveillance et l’intelligence artificielle

modifient déjà les rapports sociaux, familiaux et politiques.

L’avenir n’est ni utopique ni dystopique, il n’est pas encore écrit et dépendra de ce que nous sommes aujourd’hui.

La responsabilité de chacun est engagée et le futur nous ressemblera…

Un débat suivra la projection.

 

Date

Le samedi 5 juin 2021

9h15 -12h00 (avec pause de 15’) et 13h30 -14h45.

 

Lieu

Marin-Epagnier, CNP, site de Préfargier, salle des fêtes.

 

Prix (formation continue) CHF 195.-